Auteur : Patrick De VIVIES

Elattostachys-apetala-feuilElattostachys-apetala-troncEn réponse aux demandes de ceux qui ont apprécié le précédent article parlant des plantes endémiques visibles à Dumbéa, j’ai souhaité vous parler d’un arbre au nom méconnu, mais dont les fleurs mellifères parfument agréablement les miels de forêt calédoniens de Dumbéa et d’ailleurs.

Elattostachys-apetalaAbondant dans les forêts secondaires de basse et moyenne altitude de la vallée de la Dumbéa, également présent en forêt sèche ou il joue un rôle de colonisateur de la savane arborée il se distingue, lorsqu’il est en fleur, par le bruit des milliers d’abeilles qui viennent se régaler sur ses inflorescences rouges. Ses feuilles sont composées et pennées.

Elattostachys-apetal-fleursGoût, odeur, son, couleur, l’arbre endémique capte  nos sens.

L’Elattostachys apetala appartient à la famille des Sapindacées, un genre qui compte trois espèces en Nouvelle-Calédonie, dont deux endémiques.

L’Elattostachys dzumacensis, cousin de l’apetala, porte d’ailleurs le nom de la montagne dumbéenne du Dzumac.

Si ce sujet vous intéresse, voir également le site ENDEMIA  http://www.endemia.nc/ consacré à la flore et à la faune, endémiques et autochtones de la Nouvelle-Calédonie. Son objectif est de faire connaître toute l’étendue et la spécificité de notre biodiversité, notamment son caractère relique et fragile.

Patrick DE VIVIES

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P1030113P1030110AUTEUR : Patrick DE VIVIES

La flore des terrains miniers de la Nouvelle-Calédonie est très largement endémique et on peut observer à Dumbéa de très belles floraisons. Le Geissois pruinosa est un arbre tout à fait original par le caractère primitif – Jurassique – de sa superbe floraison.

Ses fleurs rouges poussent directement sur le tronc. A l’aise dans la terre rouge du maquis minier, adepte des ravines, le Geissois pruinosa est de la famille des Cunoniacées, une composante  originelle de la flore néocalédonienne composée 6 genres, dont deux endémiques, et de 80 espèces.

P1030108Les plantes du maquis ont du développer des mécanismes de défense contre les métaux toxiques présents à l’état naturel dans le sol, comme le manganèse ou le nickel . Certaines plantes, comme le Geissois pruinosa ,semblent même extraire sélectivement le nickel du sol, comme si ces métaux intervenaient de leur métabolisme.

P1030102Le Psychotria douarrei   aux magnifiques fleurs roses en clochettes, également présent à Dumbéa dans  des formations de forêt humide sur terrains miniers, peut contenir dans sa sève plus de 4% de nickel.

Patrick de Viviès

Si ce sujet vous intéresse, voir également le site ENDEMIA  http://www.endemia.nc/ consacré à la flore et à la faune, endémiques et autochtones de la Nouvelle-Calédonie. Son objectif est de faire connaître toute l’étendue et la spécificité de notre biodiversité, notamment son caractère relique et fragile.