pub-dumbea-sur-merAUTEUR : Patrick de Viviès

Une grande campagne de communication a été engagée par la SECAL mandatée par la province Sud pour ouvrir la commercialisation dans le secteur libre (hors habitat social) aux particuliers, promoteurs et investisseurs des premiers terrains mis en vente à Dumbéa sur Mer. Pages entières de publicité dans les magazines et le quotidien, panneau publicitaires 4 par 3, plaquettes luxueuses, publi-reportage. 

            

 « La mer vous attends là-bas » indique la publicité, alors que les vues d’architectes du publi-reportage (1) sur papier glacé présente le tableau idyllique d’un aussi paisible que luxueux quartier. « Un impact sur l’environnement jugulé » affirme un encadré soulignant le profond souci environnemental des concepteurs.

           

vue-architecte-DSMLe publi-reportage peut en outre laisser croire à la possibilité de trouver du travail sur place. On peu ainsi lire(1)  que « la zac panda accueillera 438 lots d’entreprises » et que « environ deux mille personnes seront appelées à travailler sans ce nouveau quartier nord« .           

La réalité semble pourtant très éloignée de ces images de rêve.

D’abord, les lots au bord de mer ne seront pas commercialisés avant cinq ans. Aussi le particulier est invité à choisir parmi les lots disponibles de part et d’autre de la voie express.

P1030080Un certain nombre d’entre eux  sont à proximité des futures barres d’immeubles dont l’implantation est prévue à la sortie de l’actuel lotissement de la pointe à la Dorade.  Au modeste prix moyen de 2 millions de francs l’are pour des lots à partir de cinq ares !!!  Ensuite, la ZAC contient un nombre très important de lotissements sociaux (51%) seules 49% des parcelles étant à la vente dite libre.            

          

Quand à l’impact sur l’environnement jugulé, il suffit de se rendre sur place un jour de forte pluie pour constater les milliers de mètres cubes de terre qui se déversent dans la mer en raison de l’érosion résultant des imposants terrassements, s’étalant sur plus de deux cent hectares. Allez au bord de mer et appréciez par vous-même l’état de préservation de la mangrove.

           

P1020823Dans son rapport en date du 13 mai 2009 (2) portant sur la commune de Dumbéa, la Chambre territoriale des comptes a rappelé le contexte de la création de la Zac de Dumbéa-sur-mer qui a conduit à une importante augmentation du nombre de logements (près de 2300 en plus) et une diminution du nombre d’équipements publics, notamment scolaires. Pour aboutir à « une densification du projet peut être excessive, une mise en œuvre en net retard ayant engendré des coûts et une réalisation en retrait par rapport au projet initial »

           

Concernant la possibilité de travailler sur place, La Chambre mentionne que « la ZAC de Dumbéa-sur-Mer ne comporte pas d’activités pourvoyeuses d’emplois en dehors du futur médipôle dont une partie des emplois est déjà pourvue par les personnels en poste au sein de l’hôpital actuel et qui n’entrera en fonctionnement qu’en 2014. » Elle émet de grosses réserves concernant la création d’activités dans la ZAC Panda déjà présentées dans ce blog.

            

P1020825Le rapport précise en outre que « la réalisation de l’intégralité du programme d’équipements publics reste tributaire des recettes provenant de la commercialisation effective des lots et notamment des parcelles privées. Or leur commercialisation est rendue difficile par la mise en œuvre des opérations de logements sociaux qui sont prioritaires sur la zone. Par conséquent, l’équilibre du bilan de la ZAC sera difficile à atteindre immédiatement et sera au mieux décalé dans le temps. »

La chambre considère de plus que « la commercialisation des parcelles privées va pâtir du fait qu’une partie de la clientèle potentielle a effectué ses investissements ailleurs, sur les autres lotissements ayant été réalisés depuis 2004 sur le Grand Nouméa »

la-mer-vous-attendDe surcroit, l’ouverture vers la mer du public – l’un des arguments forts du projet initial de la ZAC – a été supprimée au profit d’un accès privatif aux seuls bénéficiaires de terrains en bord de mer. Doit-t-on comprendre qu’il faut attendre la montée des océans résultant du réchauffement climatique pour que « La mer vous attende » là ou les lots sont aujourd’hui en vente, « là-bas » sur le bord de la Voie express  comme le promet la publicité ????            

            

L’enjeu de cette campagne de communication est de taille puisque on attend clairement des investisseurs privés qu’ils prennent en charge le financement des équipements publics de superstructures et assurent ainsi un aléatoire équilibre financier au projet.

           

Patrick de Viviès

pub--sur-mer-

(1) Le Construire n°56, octobre 2009 supplément des Nouvelles-Calédoniennes

(2) Chambre territoriale des comptes de Nouvelle-Calédonie, Rapport d’observations définitives concernant la commune de Dumbéa, mai 2009

péage savexpress kourioAuteur : Patrick DE VIVIES

En 2003-2004, les quatre communes de l’agglomération ont commandé au GIE ADEFRANCE, un groupement qui réuni des établissements publics d’aménagement, des établissements publics fonciers et des sociétés d’économie mixtes français, une étude d’aménagement de l’agglomération pour les quinze ans à venir. La maîtrise d’ouvrage déléguée pour la partie administrative et financière a été confiée à la SECAL et l’ADUA a assurée l’assistance au collège des Maîtres d’ouvrage composé des communes de Nouméa, Dumbéa, Paîta et Mont-Dore. Un diagnostic (septembre 2004) suivi d’une étude prospective (2004-2005) puis d’un projet d’agglomération a été réalisé par ADEFRANCE .

grand-nouméaLe projet d’agglomération d’ADEFRANCE prévoyait notamment  de « remplacer la voie rapide qui arrive en cœur de ville par un réseaux d’avenue structurantes. Cette transformation permettra de supprimer la coupure urbaine qu’elle représente, facilitant l’ouverture sur la mer et valorisera des terrains aujourd’hui délaissés ». (p219)

faire-de-la-savexpress-unr-« Une voie à caractère autoroutier en ville constitue, perpendiculairement à son tracé, une coupure urbaine (…) qui crée une rupture de fluidité dont l’onde de choc ralenti durablement la circulation ». (p220)

voie-urbaineEn un mot, ADEFRANCE propose en 2005 de transformer la voie express dans l’agglomération en voie urbaine ouverte, reliant les quartiers entre eux. Nous sommes en 2009 et le déplacement de péage, initialement envisagé en 2011, semble aujourd’hui reporté aux calanques grecques.

L’objectif pour la Savexpress est de faire financer par les habitants de Dumbéa et de Païta qui se rendent chaque jour à Nouméa le doublement des voies jusqu’à la Tontouta. Mais est-ce bien les résidents de la périphérie ainsi pris en otage qui doivent financer en lieu et place de ceux qui se rendent effectivement à la Tontouta ?

1384842972_6db2c0ec54La conséquence directe de ce choix absurde, inéquitable et irresponsable est de pousser des milliers d’automobilistes à éviter l’utilisation de la voie  à péage en s’engouffrant sur une RT1 mal entretenue, accidentogène et déjà saturée par l’augmentation du trafic en provenance de l’ensemble des quartiers de Koé, Nimba, La pépinière, Val d’ermitage, Les Koghis, Tonghoué, Auteuil qui n’ont pas d’autre alternative pour se rendre à Nouméa.

Notre mode de développement urbain n’est pas durable, ni même soutenable à moyen terme. Il convient de revoir autant nos choix urbains, dans le sens d’un rapprochement des zones d’activité des zones de résidence, que la manière de concevoir nos déplacements, trop focalisés sur le « tout automobile ». 10 000 logements se construisent à Dumbéa alors qu’aucune zone d’activité en proportion ne se crée. Ces nouveaux foyers vont déverser de 2009 à 2020 près de 20 000 voitures supplémentaires sur les deux pauvres axes (la RT1 et la voie express) déjà engorgés aux heures de pointes.

Avant qu’une solution d’ensemble ne puisse être engagée et produire ses fruits, il faudra une à plusieurs décennie. Des solutions à brève échéance peuvent être mises en oeuvre sans délai : le déplacement du péage au delà de Paîta et la transformation de la voie express en voie urbaine !

congestion-autoAuteur : Patrick DE VIVIES

Près de 80% des déplacements domicile-travail s’effectuent en véhicule particulier. Seulement 8% des déplacements domicile-travail s’effectuent en transport public (enquête ménages 2002).

Résumé des épisodes précédents : les activités et les équipements sont concentrés à Nouméa, et cela ne changera pas à court ou moyen terme, plus de 10 000 logements se construisent à Dumbéa ce qui déversera d’ici 2020 environ 20 000 voitures supplémentaires sur les routes menant sur la capitale.

Or les principales voies de communication sont déjà arrivé à un point de saturation grave aux heures de pointe. C’est le constat établi à de nombreuses reprises sans qu’un début de solution ait été engagé. Nous publions à titre d’exemple quelques extraits accablants du schéma de cohérence de l’agglomération nouméenne consacrés au problème des déplacements.

« Quotidiennement, ce sont des milliers de véhicules qui sont déversés à l’entrée de Nouméa sur les quatre principaux axes de l’agglomération : la VDO depuis Koutio et Païta, la RT1 depuis Dumbéa Nord et Païta et la VDE ou la RP1 depuis Mont Dore.
Les mesures de temps de parcours montrent une forte dégradation des conditions de circulation en période de pointe de trafic par rapport aux heures creuses sur ces voies :

temps-de-parcours

La rapide dégradation de la situation au cours des deux dernières années est flagrante. Ceux qui se déplacent au quotidien vers Nouméa constatent une augmentation de près de 50 % des temps moyens de trajets relevés en 2007. Ces temps moyens ne traduisent pas les intenses variations autour de la moyenne dès que survient une perturbation, même minime (accident, pluie, travaux, grève…) ou pendant l’hyperpointe (horaire le plus chargé en période de pointe), qui conduisent à des trajets depuis Dumbéa nord dépassant l’heure de trajet.

« Le réseau routier souffre d’un manque de hiérarchisation des voies et d’un manque de liaisons structurantes à forte emprise dans Nouméa au regard des besoins de déplacements entre secteurs. La VDO est le seul axe véritablement structurant à l’échelle intercommunale, alors que la VDE et la RP1 sont de simples infrastructures à 2×1 voies et que les abords de la RT1 ont été largement urbanisés. L’absence d’un maillage de voies transversales reliant ces pénétrantes augmente considérablement le phénomène d’étranglement du centre-ville. Les nombreux carrefours giratoires rythmant les itinéraires ne permettent pas de réguler les flux et constituent des points noirs de la circulation (carrefour Berthelot, carrefour Rabot). La résorption de ces difficultés aux noeuds stratégiques du réseau ne suffira pas à garantir le retour à une situation pérenne de « non congestion » dans la mesure où les capacités (nombre de véhicules que peut écouler une infrastructure) en centre-ville sont limitées ».

carte-dumbea-Sites-potentie(…) « La croissance très soutenue des trafics contribue au renforcement des problèmes de circulation d’année en année, d’autant qu’aucune alternative crédible à l’usage de la voiture n’est proposée aux habitants du Grand Nouméa. Ce qui est d’autant plus préjudiciable que les principaux axes d’entrée sur Nouméa (VE1 – VE2 et VDE ), de part leur statut de « voie express », sont interdits à certaines catégories d’usagers : piétions bien sûr mais aussi cyclomoteurs et motocyclettes légères ».

(…) « L’échec de la politique de développement du réseau routier a des conséquences doubles : les investissements conséquents réalisés dans le domaine des routes n’a seulement conduit qu’à une augmentation des trafics accompagnée d’une aggravation des problèmes de circulation, et, par ailleurs, la focalisation des collectivités sur les problématiques routières a occulté les problématiques de transport public, parent pauvre des politiques de déplacements. »

Bien évidemment « les encombrements de circulation provoquent-ils des répercussions importantes sur le fonctionnement des transports collectifs (TC). En effet on a pu observer ces dernières années une dégradation significative des temps de parcours des transports publics ».

Il est clair que les solution au problème de fond nécessite la mise ne oeuvre d’un projet ambitieux basé conjointement sur la mise en place d’une réelle alternative au déplacement automobile, sur le développement d’une hierarchisation cohérente du réseau routier, sur le renforcement d’une offre de stationnement en adéquation avec une réelle volonté politique de freiner le développement des déplacements automobiles vers Nouméa, sur la décentralisation d’un certain nombre de services publics et d’activités vers la périphérie, bref sur une stratégie d’ensemble qui prendra au mieux une décénie, au pire plusieurs pour se concrétiser.

péage de KoutioEn attendant la mise en oeuvre de solutions de fond, des réponses urgentes doivent être apportées à la dégradation rapide et chronique de l’engorgement des rares voies d’accès à Nouméa. Parmi les solutions maintes fois recommandées, le déplacement du péage après le village de Païta et la transformation de la Savexpress en voie urbaine ouverte sur les quartiers apportera une amélioration relative immédiate à des milliers d’automobilistes.

La construction en complément de voies reliant l’actuelle voie express à la RT1, notamment entre l’école Higginson et Dumbéa-sur-mer à travers la ZAC Panda répond à la nécessité de mailler et de relier entre eux anciens et nouveaux quartiers. Il y a désormais urgence à agir…

 

Patrick DE VIVIES

 

P1020830On aurait pu croire la question réglée, après avoir lu les Nouvelles Calédoniennes du 2 juillet.  On pouvait y lire que « Le péage de Koutio va migrer au pont de la Dumbéa, probablement rive gauche, donc côté Sud(…) C’était acquis dans le projet recalé de la Savexpress, au début de l’année, et c’est à nouveau prévu dans le projet de Route Express Sud dont les appels à candidatures ont été relancés. À la louche, le déménagement du péage pourrait intervenir en 2011. C’est donc sur une voie gratuite que les habitants de Dumbéa-sur-mer, Panda, mais aussi Brigitte (lotissement FSH) et même Koutio pourront s’engager via trois nouveaux échangeurs. » En revanche, l’article ne dit pas s’il y aura une augmentation de prix de l’essence en contrepartie comme l’aurait évoqué le maire de Dumbéa auprès de l’association de la pointe-à-la luzerne.

Il semble que la nouvelle présidente de la Savexpress ne soit pas aussi pressée que le maire de Dumbéa. Dans un nouvel article dans Les Nouvelles Calédoniennes du 11 juillet, on peut y lire que « pour ceux qui rêvent de gratuité, il est temps de se réveiller. Ce ne sera ni demain ni même après-demain. Les milliers de « banlieusards » qui espèrent un déplacement de la gare de péage de Koutio pour leur P1020833permettre d’accéder gratuitement à leur lotissement devront prendre leur mal en patience.

Ce qui se profile en réalité, c’est une modulation des péages, comme l’a précisé Cynthia Ligeard, nouvelle présidente de la Savexpress. Il y aura modulation en fonction de la distance parcourue. (…) Quant au déplacement des gares de péage de Koutio et de Tina, leur éloignement éventuel de Nouméa, Cynthia Ligeard a assuré que le problème restait à l’ordre du jour, et resterait corrélé à la philosophie générale du projet revu et corrigé. Tout espoir n’est pas perdu pour les habitants de la Pointe à la Dorade et ceux de la ZAC Dumbéa. »

Il semble donc que le Péage a encore de bon jours devant lui. A lire aussi, sur ce sujet, le compte-rendu de la rencontre des responsables de l’association de la Pointe à la Luzerne avec Cynthia Ligeard.

P1020387Si vous passez entre trois quart d’heure et une heure et demi dans votre voiture chaque matin pour vous rendre à votre travail, vous devez vous demander comment nous sommes parvenus à nous enferrer collectivement dans une situation aussi absurde !

Le pétrole est une denrée de plus en plus rare à l’échelle planétaire, dont le coût ne va pas s’arrêter d’augmenter jusqu’à épuisement de la ressource. Et nous, nous sommes des centaines, que dis-je, des milliers, immobilisés, côte à côte, chaque jour, seuls dans nos véhicules respectifs, à brûler consciencieusement  le précieux or noir… tout cela as-t-il un sens ?

Chacun d’entre nous nous énervons plusieurs jours par an derrière notre volant en pure perte. Cela justifie l’intérêt porté aux problèmes posés par la circulation automobile. Ce thème, comme celui de la sécurité, a eu la vedette, lors des élections successives de ces dernières années. Pourtant, on ne voit pas de changements majeurs se dessiner.

Bien au contraire, les nouveaux lotissements sortent partout de terre comme les herbes après une forte pluie et déversent de nouveau flots de voitures sur les bonnes vielles mêmes routes, déjà bien saturées !!! Avec comme perspectives, pour les braves citoyens que nous sommes, des trajets qui s’allongent toujours…

Une urbanisation anarchique

L’urbanisation de Dumbéa a été complètement anarchique ! Entre la RT1 et la voie express, s’est développé un labyrinthe assez inextricable de voies de desserte d’habitations au grès des chantiers des lotisseurs sociaux. La création d’un maillage structurant entre ces deux grands axes, dans le cadre du chantier du centre urbain de Koutio et la desserte du lycée du Grand Nouméa, a débuté il y a plus d’une décennie et n’est toujours pas achevée.

Une ville nouvelle se construit à Dumbéa-sur-mer : les premiers habitants, à la pointe à la dorade, y accédaient en traversant un squat et un vaste chantier, puis depuis peu, en traversant le vieux quartier archi-saturé de Koutio. En attendant – combien de temps – que les échangeurs prévus sur la voie express se construisent.

1384842972_6db2c0ec54La voie express : une frontière dans la ville

Dans le développement urbain rapide que connaît la commune, le péage sur la voie express, enclavé entre nouveaux et anciens quartiers, ressemble au témoignage dépassé d’une époque pas si lointaine ou la brousse commençait après le péage. Il est aujourd’hui une entrave au développement, une frontière dans la ville qui fait de la voie rapide une sorte de mur de Berlin entre les Dumbéens d’hier et d’aujourd’hui. La voie express doit désormais devenir, à Dumbéa, une voie urbaine gratuite et ouverte sur les quartiers en construction. C’est indispensable pour l’unité de Dumbéa qui ne peut conserver une telle fracture au milieu de son visage !

Se déplacer autrement

Une meilleure anticipation du développement urbain pourrait limiter les problèmes de circulation. La modernisation de certains échangeurs anciens et inadaptés et la réalisation de certaines voies structurantes aussi.

Pourtant, il est clair que le problème appelle des solutions d’une autre nature. “Vouloir résoudre la congestion en multipliant les voies de circulation, c’est comme lutter contre son obésité en s’achetant une ceinture plus grande“. Cette affirmation, reprise par François Serve dans son blog illustre bien l’absurdité d’une approche basée sur « toujours plus de routes, toujours plus de voitures ».

Surtout à Dumbéa ou nous avons été une des communes de Nouvelle-Calédonie desservies par le train entre 1904 et 1940. C’est ainsi que des quartiers comme celui de la Pépinière ont été par les premières résidences secondaires de Nouvelle-Calédonie à se construire, dans les années 30, grâce à ce moyen de transport collectif. Le foncier de la voie ferrée a été rétrocédé par la Nouvelle-Calédonie aux communes. Pourquoi ne pas utiliser ce foncier pour construire un réseau de transport express interurbain ?

D’autre part, les bouchons sont bien éphémères. Il y a une heure très critique le matin et le soir. Ceci peut nous inviter à rechercher une partie de la réponse dans la modulation des horaires de travail. Enfin, il est sans doute possible de développer la décentralisation de certaines activités dans la périphérie et le travail à domicile. Bref, arrêter le « hors de Nouméa point de salut ! »

En attendant, l’association pointe-à-la-luzerne lance un vibrant appel au covoiturage : avis aux amateurs.