septembre 2009


sortie-sur-la-dumbeaAuteur : Patrick de Viviès

decouverte-de-la-dumbeaL’association Dumbéa Rivière Vivante et le WWF ont monté avec l’école John Higginson de Dumbéa un projet se déroulant sur trois mois dont l’objectif est de sensibiliser les élèves d’une classe de CE1 à la vie de la rivière.

les-enfantsLe projet s’articule autour de la réalisation par une classe d’une maquette géante (2m sur 2.5 m) du bassin versant de la rivière Dumbéa avec le concours d’un artiste plasticien Terence Barnes.

la-pêche-miraculeuseS’inspirant d’un projet analogue réalisé par le WWF avec la tribu de Gohapin, Dumbéa Rivière Vivante et le WWF ont  considéré que la réalisation d’une maquette dans le cadre d’un projet d’école était un moyen efficace de faire toucher du doigt les enfants de la commune la réalité de ce qu’est un écosystème de rivière et des menaces qui pèsent sur ce milieu fragile.

libellule-rougeOutre les enfants de la classe de maîtresse Caroline, acteurs du projet, l’opération permet de sensibiliser l’ensemble de l’école, les partents, et la population dans son ensemble.  La maquette est un excellent support pédagogique qui pourra au terme de l’opération être exposé dans l’école et dans d’autres sites et présenté au plus grand nombre.

Le projet, qui a débuté le 21 septembre, alterne travail en classe et sortie sur site.

hubert-et-les-enfantsLe 29 septembre, les élèves, encadrés par des bénévoles de Dumbéa Rivière Vivante, ont pu découvrir sur place la richesse de la faune et de la flore qui leur était présentée par Hubert Géraux et Hélène Bucco du WWF et par Pascal Guillotin, président de Dumbéa Rivière Vivante. Les poissons, les oiseaux, les insectes, toutes les formes de vies dans, au-dessus et autour de l’eau de la rivière ont été  inventoriés méthodiquement par nos chercheurs en herbe. Les liens entre les espèces, les chaines alimentaires, les différents types de milieux ont été mis en évidence afin d’illustrer la complémentarité et les interdépendances au sein de ce biotope sensible.

la-dumbea-à-secDRV-et-WWF-Le produit des collectes a été passé en revue au terme de ce périple pour favoriser l’apprentissage des notions abordées au cours de la visite.

 

 

CE1-de-l'ecole-higginsonLes enfants sont partis enchantés de leur sortie et pourront relier ces connaissances au cours de la suite du travail qui développera leur sens de l’orientation et de la visualisation dans l’espace.

DRV-sortie-rivièremaitresse-carolineUne seconde sortie sur site est programmée le 29 octobre pour sensibiliser les enfants sur les menaces qui pèsent sur la rivière (feux, pollution, errosion, espèces envahissantes, etc), à un moment ou le travail sur la maquette avec l’animateur plasticien sera déjà avancé.

Patrick de Viviès

rivière vivante

Patrick de Viviès, Caroline Niautou, Hubert Géraux et Pascal Guillotin en juin dernier lors de la préparation du projet

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barrge-dumbea-cascadeAuteur : Patrick de Viviès

Le  24 juin, nous avons publié un article intitulé « Le barrage sur la Dumbéa peut-il se rompre? » . Y ont été rendus publics les résultats d’une étude de 2004 (1) qui établissait que les risque de rupture du barrage est réel et que les conséquences d’une telle rupture seraient graves. Nous avions écrit que « La ville de Nouméa, propriétaire du barrage(2), ainsi que la Calédonienne des Eaux, concessionnaire de l’ouvrage sont parfaitement au courant de la situation ».

Sans qu’il y ait nécessairement relation de cause à effet, nous constatons que la ville de Nouméa cherche à contracter une assurance en responsabilité pour le barrage de la Dumbéa. Une mesure prudente en considération des réparations qu’elle aurait à payer aux riverains de Koé pour les dommages qui pourraient être occasionnés aux biens et aux personnes  en cas de rupture de l’ouvrage.

nea-assurance-barrageLa commune de Dumbéa serait avisée de suivre cet exemple. En effet, le fait qu’elle ne soit pas propriétaire de  l’ouvrage situé sur sa commune ne l’exonère pas de toute responsabilité en cas de sinistre… au regard du fait qu’aucune mesures n’ont été prises par le maire pour prémunir les populations de sa commune vis-à-vis de ce risque clairement identifié par des études qui lui ont été communiquées.

mur-barrageLa jurisprudence du conseil d’Etat est très claire en la matière(3), et une commune métropolitaine, la COMMUNE DE PERTUIS, a été condamnée solidairement avec le propriétaire d’un ouvrage analogue (une digue) situé sur sa commune à rembourser aux compagnies d’assurance l’indemnisation des dommages occasionnés par la crue résultant de la rupture de l’ouvrage.

Le conseil d’Etat note qu’ « il ressort des pièces du dossier soumis aux juges du fond que la COMMUNE DE PERTUIS a disposé d’un délai conséquent pour constater l’existence de la brèche pratiquée dans la digue par deux riverains et y porter remède ; que, dans ces conditions, la cour administrative d’appel n’a pas commis d’erreur de droit ni inexactement qualifié les faits de l’espèce en jugeant que la commune ne pouvait utilement se prévaloir, pour atténuer sa responsabilité, de l’imprudence des auteurs de la brèche dont il lui incombait de prévenir les conséquences dommageables ».

Le conseil d’Etat note entre outre que si les victimes auraient été averties dans la nuit de l’imminence de l’inondation de la zone, elles auraient pu limiter les effets de la crue et que de ce fait les fautes des victimes ne sauraient  exonérer la commune de sa responsabilité.

retenue-barrage-dumbeaDans le contexte ou à notre connaissance aucun dispositif d’alarme n’est en place pour informer, le cas échéant, les riverains en aval de l’imminence de la rupture du barrage de la Dumbéa, la responsabilité de la commune serait clairement engagée en cas de sinistre.

En tant que riverains, nous serions intéressés de connaître le dispositif d’organisation des secours prévus par la commune pour faire face à ce risque identifié.

Patrick de Viviès

 

 (1)Etude de faisabilité pour la création d’une aire protégée dans la Haute-Dumbéa
ECO-Conseil – Institut européen pour le conseil en environnement  PROVINCE SUD DE NOUVELLE-CALEDONIE

(2) Il nous a été indiqué entre temps que la Ville de Nouméa n’avait jamais été en mesure d’apporter le moindre titre prouvant qu’elle est bien propriétaire du barrage.

(3) Conseil d’Etat, N° 29144 Inédit au recueil Lebon, présenté par Marc Piednoël, vice président en charge des risques naturels, lors de la dernière assemblée générale de l’association des riverains de Koé.

Auteur : Patrick de Viviès

Fort-de-France vue du sémaphore 1858 E. Bourdais

Quelques mois(1) après la prise de possession de la Nouvelle-Calédonie par la France le 24 septembre 1853, les marins explorent la rade de Nouméa à la recherche d’une capitale pour la nouvelle colonie. Ils signalent le site à Tardy de Montravel.qui décide de le baptiser Fort-de-France le 25 juin 1854 et d’y installer un établissement militaire.

Troupe-marine-colonialePresque deux ans après en avril 1856, l’armée française n’a encore fait aucune incursion en dehors de la presqu’île de Nouméa. La construction du Fort Constantine, des maisons qui hébergent le commandant et de l’administration et des casernes sont achevées. Quelques commerçants et colons arrivées d’Australie étaient installées (1).

La première excursion armée qui a été faite hors de Nouméa se déroula en avril 1856. Elle était motivée par le vol de 5 à 6000 F à un colon nommé Expert par des indigènes qui s’étaient introduits dans sa case située Vallée des colons. Les autorités militaires ne tardèrent pas à savoir « que la somme avait été volée par des habitants du village de Nundo, et que la plus grande partie était entre les mains du chef (2)».

Numea vers 1861 voyage à la Nouvelle-Calédonie Jules Garnier

Numea vers 1861 voyage à la Nouvelle-Calédonie Jules Garnier

Seulement ils ne savaient rien de la position des villages au-delà du pont des Français. La colonne fit  demi-tour une fois arrivée sur la rive gauche de la Dumbéa, apprenant que le village de Nundo se situait sur l’autre côté de la rivière. La seconde expédition débarqua sur la rive droite de la Dumbéa, empruntant un sentier qui les conduisit « au pied des collines très rapprochées de la rivière dans un endroit presque à pic, quelques cases d’un village appelé Néongoé »(3).

L’endroit presqu’à pic qu’il leur avait fallu gravir fut baptisé « l’échelle de Jacob » nom qui est resté partiellement aujourd’hui (pic Jacob).

Selon des sources orales concordantes, le village de Néongoé serait situé sur l'actuelle proriété Renard à Nakutakoin, là ou se trouve le bouquet de pins colonaires.

Selon des sources orales concordantes, le village de Néongoé aurait été situé sur l'actuelle proriété Renard à Nakutakoin, là ou se trouve le bouquet de pins colonnaires.

Il fallu encore environ deux heures à la troupe pour parvenir à  Nundo au bord de la Nondoué et de récupérer auprès du chef l’argent volé. Nundo fût ainsi connu dès les premières années de la colonisation sous le nom de « village des voleurs ».

Indigènes

ANC Album Nicolas Frédéric HAGEN "Indigènes de la Nouvelle-Calédonie"

Au regard de l’ignorance totale qu’avait l’armée de l’arrière pays nouméen en 1856, on peut s’interroger avec Jean Guiard (4) sur les circonstances qui conduisirent la colonne à faire l’ascension du pic Jacob(5) « alors qu’il aurait suffit, en prenant un peu son temps de contourner le massif par l’est ou par l’ouest ». « Est-ce l’enfant surnommé Boumaza, fils du chef de Nongoé, vivant au milieu des soldats de Fort-de-France, qui eu l’idée d’envoyer ces étrangers, aussi bien armés que dangereux pour les siens, à s’essouffler à grimper pareil « crève-cœur  pour aller rendre visite à son père de l’autre côté de la montage ? ».(4)

Emile Foucher, à qui on attribue la rédaction du récit de cette expédition d’avril 1856 sur la Dumbéa, témoigne des souffrances des militaires dont les pieds furent écorchés par « les longues courses qu’ils avaient été obligées de faire » alors qu’ils croyaient le village de Nundo à un quart d’heure de Fort-de-France.

Le pic de Jacb vu du Koghi

L’interrogation de Jean Guiart est d’autant plus légitime car deux expéditions successives au moins empruntèrent cet itinéraire. La seconde en décembre 1857 avait pour objectif de piller « les plantations d’ignames bonnes à récolter » et à « incendier les cases » des indigènes insoumis de Néongoé et de Nundo. « Un détachement était parti de nuit pour essayer de surprendre les kanacks qui pouvaient s’y trouver.
Le pic Jacob vu de KoéIl devait incendier les cases de manière à avertir tous les gens de la mission, hommes, femmes, enfants, qui étaient restés de l’autre côté de la Dumbéa, en attendant le signal venu pour venir faire la récolte d’ignames. La colonne suivit les crêtes des collines ; elle eut à gravir un endroit assez escarpé, qui forme le côté opposé de l’échelle de Jacob.» (2)

 

Patrick DE VIVIES

(1) Manuscrit de Ferdinand Knoblauch 1855-1861
(2) Souvenir des trois moineaux 1855-57
(3) Néongoé également retranscrit Nongoé ou Néongoué
(4) Heurs et malheurs du pays de Numéa, Jean Guiart 2000

squat-SPANCAuteur : Patrick de Viviès

Il y a quelques mois, les médias calédoniens ont relayé les appels au secours de la Société protectrice des animaux de Nouvelle-Calédonie (SPANC) confrontée à un manque cruel de moyens, ne permettant pas d’assurer des conditions de vies decentes à leurs pensionnaires.

Nous avons porté notre objectif à quelques centaines de mètres de la SPANC, dans le squat  du même nom – appelé aussi squat du débarcadère – pour constater les conditions dans lesquelles y vivent nos concitoyens.

Route défoncée, subergée d’eau par temps de pluie.

route-défoncée-squatsEnfants arrivant boueux devant l’arrêt de bus pour le ramassage scolaire.

eau-de-pluieAbsence d’eau potable, contrairement à la plupart des squats voisins.

eau-dumbeaC’est au robinet -extérieur – situé sur la clôture de la station d’épuration de la commune que s’approvisionnent les squatters, après plus d’un kilomètres à pied ou en voiture.

 

Sinon c’est la récupération de l’eau de pluie.

squat-débarcadère

ordures-squatépaves-voituresPas d’organisation communautaire structurée, de responsable identifié, permettant de gérer en commun les problèmes de ce squat, le paiement d’une facture d’eau, la collecte des déchets.

Mangrove qui est à la fois garde manger et poubelle.

Habitat insalubre.

georges-lozachNous avons été accueilli par Georges Lozach, le plus ancien résident de ce squat qui rassemble une vingtaine de familles. Il est installé ici depuis près de 35 ans avec sa mère de 91 ans, sa femme, son frère, ses fils. Il indique avoir refusé toutes les offres de relogement du centre d’action social de la commune (CCAS), car il lui était refusé la possibilité d’être logé avec sa mère, qui ne supporterait pas d’être placée dans une maison de retraite.

 Entre 2000 et 2400 personnes, habitants permanents ou personnes hébergées, vivent dans un habitat précaire insalubre à Dumbéa, soit près de 10% de la population de la commune. Presque 8000 personnes sont concernées dans le Grand Nouméa(1). 100 familles nouvelles arriveraient chaque année dans les squats de l’agglomération(2).

Patrick de Viviès

(1)D’après le rapport TNS de 2008.

(2) D’après le rapport des journées de l’habitat 2007.

A lire également Une ville de plus en plus inégalitaire, un article des Nouvelles Calédoniennes du 26/02/09

P1030161Auteur : Patrick DE VIVIES

Le destin commun est au coeur de l’Accord de Nouméa. Il mobilise dans la rue. Il occupe une place de maître dans tous les discours. A observer la manière dont s’organisent les cérémonies du 24 septembre, on aurait envie de dire : le destin commun, oui, mais lequel ?

Entre ceux qui organisent un pique-nique républicain pour un destin commun dans la France, ceux qui se retrouveront autour du Mwâ Kâ dans le cadre de la grande journée citoyenne, ceux qui critiquent la manière dont s’organisent les cérémonies autour du Mwâ Kâ cette année, déplorant une certaines mise à l’écart du comité 150 ans et la perte du sens profond d’une démarche s’enracinant dans la coutume avant de s’ouvrir aux autres communautés, on peut légitimement s’interroger sur le paradoxe qu’offre la division des visions d’un destin censé être partagé.

mwa ka 2008Tant de différences entre ces perceptions du destin commun, tant de mains tendues, de malentendus, de rendez-vous ratés. Saurons-nous nous retrouver ? autour de quel projet ?

mwaka 1Les drapeaux et  symboles des uns font fuir les autres. Ils semblent nous séparer et, sans doute nous éloigner de ce chacun revendique pourtant chacun de son côté.

Saurons-nous concevoir notre avenir sous un autre angle que celui de notre relation à la France ? Saurons-nous entrevoir que l’enjeu de notre avenir est comment allons nous parvenir à vivre vraiment ensemble ?  

Patrick DE VIVIES

P1030003Auteur : Patrick DE VIVIES

Après  moins de quatre mois d’existence, le Blog de Dumbéa a su fidéliser un lectorat par la régularité et la diversité de ses publications touchant tous les domaines de la vie communale (urbanisme, eau, environnement, transport, histoirevie municipale, vie associative et sociale, etc…)

P10209202La barre symbolique des 200 visites jours a été dépassée la première fois en juillet soit après moins d’un mois et demi d’existence. Avec pas moins de 30 articles postés en août et plus de 2500 visites, il justifie la dénomination, au sens étymologique du terme de « Journal ».

Bien que présenté sous la forme moderne d’un blog, diffusé par internet, ce support est indéniablement un média à part entière. Un média 2.0 au sens de la définition désormais admise :

P1020425 » Avec l’avènement de l’Internet et des connexions haut débit, de nouveaux types de médias sont apparus. Ces nouveaux médias sont diffusés sur Internet et véhiculé à très grande vitesse tout autour de la planète. Les médias 2.0 sont créés par des individus, groupes d’individus, entreprises et diffusé au plus grand nombre à l’aide des technologies actuelles. La génération de ces nouveaux médias ne nécessite pas de disposer de moyens financiers important (comme pour les anciens médias) et on les découvre à l’aide du bouche à oreille et des moteurs de recherches. »

Une attitude discriminatoire

conseil-municipalCette vision des choses ne semble pas partagée par la municipalité, qui a refusé de remettre à votre serviteur le dossier du dernier conseil municipal au motif qu’il ne contient que des projets de délibérations ne sont pas signées par le maire. Il nous faut donc écrire pour obtenir transmission de ces délibérations (1). Une attitude discriminatoire vis-à-vis de notre média, car cela ne pose pas de difficulté à la commune de transmettre deux ou trois jours à l’avance le dossier du conseil aux autres médias, notamment aux Nouvelles Calédoniennes.

P1020640Aussi, nous demandons aimablement au maire de la commune de Dumbéa de bien vouloir considérer le Blog de Dumbéa comme un média à part entière et de lui faire bénéficier des mêmes prérogatives que les autres supports. Nous sommes très sensible à la volonté politique exprimée par le Rassemblement UMP d’améliorer la transparence dans la vie politique… et seront donc attentif à sa traduction opérationnelle vis-à-vis du blog de Dumbéa, véritable journal de Dumbéa  sur internet.

Patrick DE VIVIES

 

(1) nous avons écris le 19 août à la mairie pour demander transmission du compte administratif, du budget primitif et du budget supplémentaire de la commune. Ces documents nous ont été transmis très aimablement le 9 septembre à l’exception du budget supplémentaire « qui n’avait pas encore été présenté au conseil« . Le jour du conseil, le 17 septembre, le secrétaire général nous demande d’écrire pour solliciter la transmission du budget supplémentaire ! Nous ne sommes donc pas en mesure d’évoquer  le vote du BS ou le rapport d’exploitation de la Calédonienne des Eaux avant une à plusieurs semaines, ce qui est préjudiciable à notre média…

Auteur : Lysis SONG

la-CDE-au-cm-de-dumbeaA l’ordre du jour du Conseil Municipal de la Ville de Dumbéa de ce jeudi 17 septembre 2009 figurait, entre autres, la présentation   par 3  responsables de la Calédonienne des Eaux (le Directeur général, le Directeur technique et  le Directeur Administratif) du bilan de l’année écoulée.

A la question posée par une élue municipale à propos de la tarification, la réponse fut que, outre les frais d’entretien du branchement, les frais de location et d’entretien du compteur, le forfait de 40 m3, etc, qu’elle comprenait, le prix unitaire du m3 pour la participation au financement du Grand Tuyau n’était plus que de 35,34 F/m3.
 
Même si la réponse n’a pas été suffisamment explicite, ceux qui sont attentifs aux prix ont vite compris que l’avenant n° 3 au Traité de Concession entre la S.A.D.E.T et le S.I.V.U des Eaux du Grand Nouméa avait été signé. Effectivement, après de courtes investigations entreprises ce matin, il s’avère qu’il est applicable au 1er juillet 2009 (date de signature, le 29 juin 2009).

Dans les jours à venir, l’Association des Riverains de Koé adressera donc une demande au Syndicat concerné pour en obtenir un exemplaire.

le barrage sur la Dumbéa à constribué à 69% de l'alimentation en eau de la commune de Dumbéa

le barrage sur la Dumbéa à constribué à 69% de l'alimentation en eau de la commune de Dumbéa

Cependant que les Dumbéens ne se réjouissent pas trop car une autre information a été communiquée aux élus de notre commune. Notre consommation globale d’eau a diminué en 2008 par rapport à 2007. Compte tenu du mode de calcul de cette Redevance Abonnement due par les usagers (terme correctif à inclure et nombre de m3 consommés), si cette baisse de consommation devait se confirmer sur les 3 autres communes du Grand Nouméa, nous verrions à moyen terme, le montant du m3 (Participation au financement du Grand Tuyau) repartir à la hausse.
A moins que l’avenant n° 3 ne modifie également cela.

Autrement dit, moins les habitants du Grand Nouméa consomment d’eau, plus le prix unitaire du m3 (participation au financement du Grand Tuyau) augmente.

Après le forfait de 40 m3 imposé aux Dumbéens, on constate une fois de plus que rien, mais vraiment rien ne les incite à économiser l’eau potable.

Si la construction du Grand Tuyau est une bonne chose en soi, ce mode de financement par les consommateurs, qu’il soit raccordé ou non,  est très contestable, et d’ailleurs très contesté.

A bientôt, après lecture du nouvel avenant.

 Lysis SONG, Vice-président de l’association des riverains de Koé, en charge du dossier de l’eau.

PS : l’association des riverains de Koé a demandé à la commune copie du rapport d’exploitation de la Calédonienne des Eaux, nous aurons donc l’occasion de revenir sur ce sujet.

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