moto_Nouvelle-CaledonieAUTEUR : Lysis SONG

La Province Sud vient de prendre un arrêté interdisant aux motos marines, aux plaisanciers et aux Kite surfers de s’approcher à moins de 200 mètres de l’île aux Goélands de façon à ne pas perturber la reproduction de ces oiseaux actuellement en période nuptiale, période précédant celle de l’incubation.

Sur les ondes d’une radio locale, on nous a même expliqué que l’ombre d’une aile de Kite Surf pouvait provoquer la fuite de ces animaux  qui l’assimilent à un énorme prédateur et quittent alors définitivement leur nid.

 Peut-être ? De toute façon, il ne s’agit pas ici de condamner cette décision mais bien d’établir un parallèle avec les êtres humains.

 En effet, si je peux comprendre qu’on s’inquiète de la tranquillité des animaux, il serait aussi grand temps de s’occuper de la nôtre.

rte-de-koéLes Riverains de Koé ont, dans leur très grande majorité, intégré les interdictions susceptibles de causer une gêne pour leur voisinage notamment le dimanche, mais, ils ne s’expliquent pas encore pourquoi chaque week-end, quelques motards, apparemment étrangers au quartier, regroupés par 5 ou 6, s’amusent à effectuer des courses sur la grande ligne droite de Koé comme s’ils circulaient sur le circuit de NAKUTAKOIN pourtant si proche.

Circonstance aggravante (tout au moins, je le pense), ces deux-roues déjà bruyantes à régime normal deviennent assourdissantes (doux euphémisme) plein pot, de telle sorte qu’on anticipe leur arrivée à plusieurs centaines de mètres.

moto okA quand les sonomètres agréés ?

Pendant une période, la gendarmerie nationale et la police municipale effectuaient des contrôles de vitesse dont nous n’avions qu’à nous féliciter.

controle_routierMalheureusement, cette excellente pratique a disparu trop rapidement.  Avec l’approche des vacances (et des baignades) amenant un afflux de visiteurs, nous ne serions pas opposés à la présence des hommes en uniforme du côté du Couvoir. A moins que leur présence annoncée, avec la mise en place de la déviation, à hauteur de la Rhumerie, nous amène un répit inespéré, mais, peut-être éphémère.

 Alors qu’une tondeuse est beaucoup moins bruyante, son utilisation est frappée d’une interdiction dominicale. Les Riverains de Koé (et par extension, les Dumbéens) seraient-ils, donc, les seuls concernés par la lutte contre le bruit ?

 Va-t-on laisser ces quelques « visiteurs – pollueurs »  nous empoisonner l’existence ?

 N’avons-nous pas le droit comme les sternes à notre tranquillité ?

 …mais, il y a aussi des riverains exaspérés.

 Lysis SONG

(1) Parodie des paroles de la chanson de François DEGUELT, « Le ciel, le soleil et la mer »

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barrge-dumbea-cascadeAuteur : Patrick de Viviès

Le  24 juin, nous avons publié un article intitulé « Le barrage sur la Dumbéa peut-il se rompre? » . Y ont été rendus publics les résultats d’une étude de 2004 (1) qui établissait que les risque de rupture du barrage est réel et que les conséquences d’une telle rupture seraient graves. Nous avions écrit que « La ville de Nouméa, propriétaire du barrage(2), ainsi que la Calédonienne des Eaux, concessionnaire de l’ouvrage sont parfaitement au courant de la situation ».

Sans qu’il y ait nécessairement relation de cause à effet, nous constatons que la ville de Nouméa cherche à contracter une assurance en responsabilité pour le barrage de la Dumbéa. Une mesure prudente en considération des réparations qu’elle aurait à payer aux riverains de Koé pour les dommages qui pourraient être occasionnés aux biens et aux personnes  en cas de rupture de l’ouvrage.

nea-assurance-barrageLa commune de Dumbéa serait avisée de suivre cet exemple. En effet, le fait qu’elle ne soit pas propriétaire de  l’ouvrage situé sur sa commune ne l’exonère pas de toute responsabilité en cas de sinistre… au regard du fait qu’aucune mesures n’ont été prises par le maire pour prémunir les populations de sa commune vis-à-vis de ce risque clairement identifié par des études qui lui ont été communiquées.

mur-barrageLa jurisprudence du conseil d’Etat est très claire en la matière(3), et une commune métropolitaine, la COMMUNE DE PERTUIS, a été condamnée solidairement avec le propriétaire d’un ouvrage analogue (une digue) situé sur sa commune à rembourser aux compagnies d’assurance l’indemnisation des dommages occasionnés par la crue résultant de la rupture de l’ouvrage.

Le conseil d’Etat note qu’ « il ressort des pièces du dossier soumis aux juges du fond que la COMMUNE DE PERTUIS a disposé d’un délai conséquent pour constater l’existence de la brèche pratiquée dans la digue par deux riverains et y porter remède ; que, dans ces conditions, la cour administrative d’appel n’a pas commis d’erreur de droit ni inexactement qualifié les faits de l’espèce en jugeant que la commune ne pouvait utilement se prévaloir, pour atténuer sa responsabilité, de l’imprudence des auteurs de la brèche dont il lui incombait de prévenir les conséquences dommageables ».

Le conseil d’Etat note entre outre que si les victimes auraient été averties dans la nuit de l’imminence de l’inondation de la zone, elles auraient pu limiter les effets de la crue et que de ce fait les fautes des victimes ne sauraient  exonérer la commune de sa responsabilité.

retenue-barrage-dumbeaDans le contexte ou à notre connaissance aucun dispositif d’alarme n’est en place pour informer, le cas échéant, les riverains en aval de l’imminence de la rupture du barrage de la Dumbéa, la responsabilité de la commune serait clairement engagée en cas de sinistre.

En tant que riverains, nous serions intéressés de connaître le dispositif d’organisation des secours prévus par la commune pour faire face à ce risque identifié.

Patrick de Viviès

 

 (1)Etude de faisabilité pour la création d’une aire protégée dans la Haute-Dumbéa
ECO-Conseil – Institut européen pour le conseil en environnement  PROVINCE SUD DE NOUVELLE-CALEDONIE

(2) Il nous a été indiqué entre temps que la Ville de Nouméa n’avait jamais été en mesure d’apporter le moindre titre prouvant qu’elle est bien propriétaire du barrage.

(3) Conseil d’Etat, N° 29144 Inédit au recueil Lebon, présenté par Marc Piednoël, vice président en charge des risques naturels, lors de la dernière assemblée générale de l’association des riverains de Koé.

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Cette épave calcinée témoigne de la violence des affrontements du 6 août à Montravel

AUTEUR : Lysis SONG

Préambule : Personne ne m’en voudra, compte tenu des spécificités de notre Caillou, si j’utilise volontairement, dans le titre, deux néologismes. Vous comprendrez…. 

Il est 16 heures 15 minutes. Comme de nombreux Dumbéens, j’emprunte pour retrouver la tranquillité de ma vallée, la voie expresse passant à proximité du rond-point de MONTRAVEL. Le flot des voitures avance à vitesse réduite, mais quoi de surprenant à cette heure-là. Puis, tout à coup, les véhicules s’immobilisent. Au milieu de la chaussée, deux à trois individus s’agitent.

Soudain, alors que je ne l’avais pas commandée, arrive une topette de bière de 33 cl déjà vide. Le pare-brise, bien que fêlé,  a subsisté, là où la topette a trépassé. La pauvre n’aura même pas droit à un enterrement digne de ce nom,  à savoir finir le reste de ses jours dans un bac destiné au tri sélectif.

Après le « bouteillage », place au « cailloutage »… Un seul petit ricochet sur le capot de ma voiture et puis s’en va.

Vous vous imaginez bien que j’ai déposé une plainte au Commissariat de Police où de nombreuses personnes venaient en faire de même. Mon assureur me réclamera néanmoins le montant de la franchise puisque les auteurs du « bouteillage » et du « cailloutage » n’ont pas pu être identifiés.

Je vous quitte en attirant votre attention sur cette phrase : « L’Etat n’a pas le droit d’inciter les gens à se diviser ni de monter les patrons et les habitants contre nous. » (1)

Ces comportements sont révoltants et n’honorent pas leurs auteurs. Ils suffisent  à chacune des victimes (et également aux autres personnes) à se faire leur propre opinion sans être téléguidée  par qui que ce soit. Heureusement encore que nous conservons notre libre arbitre !

 (1) in Les Nouvelles Calédoniennes du 5 août 2009, dans l’article « L’U.S.T.K.E veut continuer. »

Lysis SONG

           

     

 AUTEUR : PATRICK DE VIVIES

P1020451Ils vous attendent… dans l’obscurité de la nuit tombante, à chaque détour de la route municipale. Ces trous parfois profonds à crever un pneu, ennemis de nos amortisseurs, de nos roues. On ne sait plus comment faire pour les éviter, il faut zigzaguer par endroit.

 

 

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Route du bassin de Koé, quand il pleut fort, l’eau coule sur la route qu’elle creuse. Les caniveaux sont bouchés.

 

  

  

  

  

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Toujours sur la route du bassin de Koé, lorsque le bas côté s’est trouvé creusé d’une profonde ornière, la commune a signalé ce trou il y a deux mois au moins.

Depuis, les fers à béton et le ruban sont tombés dans le trou.

 

 

 

C’est comme dans la chanson de Gainsbourg :

« Des ptits trous, des ptis trous, toujours des ptis trous…

 Avant qu’je mette dans un grand trou… »

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Sainte Mairie, priez pour nos pauvres amortisseurs !

AUTEUR : PASCAL GUILLOTIN

silenceLorsque l’on demande aux habitants des pays développés quel est la principale source de leur stress, la majorité répond : le bruit !

Lorsqu’on demande aux habitants des pays développés la qualité principale de leur lieu de repos la majorité répond : le calme ! Si l’on pouvait interroger les animaux sauvages et leur demander ce qui les fait principalement fuir, ils répondraient sûrement : le bruit…

Depuis 1974 le stand de tir de Dumbéa est installé au début de la vallée du même nom, bien entendu il ne s’agit pas ici de faire le procès d’une activité sportive à part entière mais de poser quelques faits : En 1974 tout allait bien dans le meilleur des mondes : Presque pas de riverains, une fréquentation de loisir limitée et des tirs « sportifs » avec des armes peu bruyantes !

Aujourd’hui cela va beaucoup moins bien : L’urbanisation de la route de Koé a considérablement augmenté, la fréquentation de loisir est estimée à plus de 800 personnes par jour de week-end d’été et les tirs sont plus fréquents et plus bruyants ( tirs automatiques, gros calibres). Alors bien sûr le club de tir était là « avant » mais cela donne t’il le droit à une minorité de « polluer » l’espace de vie ou de loisirs du plus grand nombre ? Plantons le décor : Vous venez vous baigner en famille un mercredi après midi ( ça marche aussi le samedi, le dimanche et les jours fériés ), natte, parasol et une envie de jeux et de repos en famille !

SECAB2M716CAHO6FEECAKQZAUDCAQNTV02CANWDHV6CA0HRW28CADXWTONCANC36QOCAPW1AQ0CAX346PCCAPRWA2VCAYD7I1ZCAV8059KCAMQM6KACAB639A2CAGSLORUCAR213BKCA4I68XHPan, pan, pan, pan, pan….. n’ayez pas peur c’est la police nationale qui s’entraîne, d’ailleurs hors de tout cadre de sécurité et de réglementation, si vous ne me croyez pas, allez y voir, le portail est quasiment toujours ouvert pour vous ou vos enfants !!!! Il y a également le vrai sportif qui dès 8 h 00 le samedi ou le dimanche vous rappellera que l’enfer c’est les autres et que la grasse matinée ou la sieste ce sera pour une autre fois….

Peut-être ! Pas de chasse aux sorcières pourtant, chacun doit pouvoir pratiquer l’activité qu’il souhaite en toute sécurité pour lui et les autres et en respect du droit des uns et des autres !

Les solutions existent. Aux pouvoirs publics, aux clubs et fédérations de considérer les problèmes et de trouver des réponses adaptées ! La mairie de Dumbéa a enfin pris conscience du problème et cherche à ménager chèvre et chou et il faudra encore travailler mais il est indéniable que les randonneurs, les baigneurs, les riverains, les cavaliers, la nature méritent qu’on les respecte et que leur droits au calme soit respecté ! On ne pourra pas dire non plus que tout va trop vite … La première pétition a plus de 10 ans !!! La prochaine fois je vous parlerai de la pollution au plomb de tir en zone aquatique …

Pascal Guillotin

barrageUne étude(1) réalisée en 2004 par l’Institut européen pour le conseil en environnement pour le compte de la Province sud dans le cadre du projet de parc soutenu par l’association Dumbéa Rivière Vivante souligne les risques de rupture du grand barrage sur la Dumbéa en cas de crue exceptionnelle.

Lors de sa construction en 1954, le barrage a été conçu pour résister aux plus fortes crues que l’on pensait possible à l’époque (soit une crue-projet de 730 m3/s, augmentée à 1090 m3/s en 1965). Le barrage a été rehaussé de 3 m en 1972 à la fois pour augmenter la capacité de la retenue, mais aussi pour améliorer la stabilité de l’ouvrage. La crue à laquelle le barrage pouvait résister avait été révisée à cette occasion à 1400 m3/s par des travaux de consolidation.

Les données hydrologiques et la connaissance des crues étant récentes sur la Dumbéa, la succession d’évènements climatiques à conduit à réévaluer la crue centennale (crue pouvant survenir tous les cent ans en moyenne) à 3000 m3/s en 1993 puis à la ramener à 1580 m3/s en 1995 suite à une étude plus approfondie.
L’expertise réalisée par Coyne et Bellier en 1993 envisage des crues exceptionnelles de 3 à 4000 m3/s. Il est dit que « dans ce cas, le mur en aile rive gauche et la culée rive droite seraient débordés, ce qui aggraverait brutalement des conditions de stabilité déjà problématiques. Ce qui conduit les missionnaires de l’Institut européen pour le conseil en environnement à considérer que « Le risque d’érosion de l’ouvrage en cas de crue exceptionnelle est réel »

Le risque de rupture est réel

L’étude mentionne ainsi qu’ : « un débit de 2300 m3/s peut juste passer (barrage à la limite d’être submergé à ses extrémités). Nous n’avons  as  u d’informations sur la durée de la poussée que la voûte peut supporter en cas de crue exceptionnelle. En fait, si le barrage était submergé, l’érosion se produirait  ur les fondations de l’ouvrage. L’altération de ces fondations serait dépendante de la durée de submersion. La ville de Nouméa envisage une baisse éventuelle du seuil déversant de l’ouvrage.  Compte tenu d’une part des difficultés à établir les débits des crues exceptionnelles sans historique portant sur un grand laps de temps et d’autre part des modifications climatiques qui se font de plus en plus sentir, il semble sage d’envisager l’occurrence d’évènements climatiques graves pouvant conduire à l’altération de l’ouvrage. Cet aléa reste d’occurrence faible mais sa puissance destructrice nous le font classer comme fort. »

En clair, l’étude indique que s’il est peu probable que le barrage se rompt, le risque existe bel et bien et les conséquences d’une rupture seraient graves. La ville de Nouméa, propriétaire du barrage, ainsi que la Calédonienne des Eaux, concessionnaire de l’ouvrage sont parfaitement au courant de la situation. Officieusement, il nous est dit qu’une solution est sur le point d’être mise en œuvre. Il faut donc remercier le ciel qu’aune crue majeure ne soit intervenue depuis que cette donnée est connue et espérer qu’aucune ne survienne à court terme.

 (1)Etude de faisabilité pour la création d’une aire protégée dans la Haute-Dumbéa
ECO-Conseil – Institut européen pour le conseil en environnement 
PROVINCE SUD DE NOUVELLE-CALEDONIE

 

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Bienvenue sur ce blog conçu par des Dumbéens, pour les Dumbéens. Ce blog se veut être un espace libre d’expression pour nous permettre d’échanger sur tout ce qui touche à notre commune, à son développement, à la préservation de l’environnement et notemment de la rivière Dumbéa. Mais également pour parler de tout ce qui influe sur notre qualité et notre cadre de vie : problèmes de circulation automobile, de sécurité, de coût de la vie…

Ce sera un espace privilégié d’expression pour les associations de Dumbéa, à commencer par Dumbéa Rivière Vivante, l’association des riverains de Koé, l’association pointe à la luzerne qui nous a précédé en créant un blog permettant d’évoquer les sujets qui la mobilisent. Internautes, blogueurs, à vos plumes… tous les commentaires sont bienvenus !