bancoulierecorce-bancoulierLe bancoulier ou Aleurites moluccana est largement répandu sur l’ensemble de l’archipel néo-calédonien. Cet arbre à croissance rapide peut atteindre en entre 15 à 25 m de hauteur à l’âge adulte. Son écorce est gris foncé. Les feuilles sont étalées, lobées, dont la surface inférieure est couverte d’un duvet de couleur rouille et à petites fleurs d’un vert laiteux. Ses fleurs sont blanchâtres.

Courant dans les formations forestières humides et sclérophylles secondarisées de basse altitude, il est très présent à Dumbéa.

Originaire du sud-est de l’Asie (l’achipel des Moluccas en Indonésie lui a donné son nom), il a été Introduit dans de nombreuses régions tropicales. Il est l’arbre officiel de l’Etat d’Hawaï.

Le fruit contient une noix dans une coque dure. La noix de bancoule peut être consommée grillée. On en extrait une huile utilisée de différentes manières (éclairage, peintures, pharmacopée, …).

noix-de-bancouleLa noix est notamment connue pour ses vertues purgatives, laxative et astringentes. Le brou de la noix brulée était utilisé par les mélanésiens pour confectionner une peinture noire dont ils s’enduisaient le corps pour réaliser des parures guerrières. Cet un arbre est cultivé pour sa noixdans bien des régions tropicales du monde.

D’autres parties de la plante (feuilles, graines, écorces) sont également utilisées en pharmacopée, pour leurs vertus émolientes et sudorifiques.

ver de bancouleEnfin, comment parler du bancoulier sans évoquer le ver de bancoule popularisé en France par l’emission Koh Lanta. C’est une larve de coléoptère commestible pouvent atteindre 8 cm de long sur 2 cm de diamètre. Elles se nourrissent du bois tendre et humide du bancoulier en cours de décomposition. En Nouvelle-Calédonie, il est apprécié cru, grillé ou cuit.

Patrick DE VIVIES

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maison-RollandAUTEUR : Patrick DE VIVIES

Parmi les demeures historiques  que l’on peut découvrir le long de la Ouanaoué, la maison Rolland, construite en 1883 et aujourd’hui connue sous le nom de maison Lacroix, est avec le relais de la poste une des anciennes du vallon. P1020752On trouve un descriptif de la maison et du quartier dans un article d’Henri Daly, qui témoigne de « La Dumbéa des années 30 » dont de larges extraits ont été repris dans le bulletin n°64 de la société des études historiques :

P1020755« Aucune âme qui vive dans la descente de Tonghoué avec, à droite, taillé sur le flanc des collines, la voie ferrée. C’était là, à cent mètres de la sortie du tunnel, que le train avait déraillé en 1927.P1020761

 

 

 

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Sitôt les derniers lacets franchis, nous découvrions sur ce même côté, un peu en hauteur, à 150 mètres de la route, l’imposante demeure des Rolland-Duseigneur typiquement coloniale avec un grand escalier double extérieur menant au perron et à une large véranda, qui semblait qui semblait vouloir contrôler l’accès du charmant vallon boisé de l’Ermitage.

P1020759L’auberge des Koghi n’existait pas  mais il y avait un chemin juste carrossable qui prenait naissance à la route  par une passerelle en bois , et qui permettait d’atteindre l’arrêt de chemin de fer dans les goyaviers. »

P1020768Acquise par la commune en 2006, la maison est désormais connue sous le nom de son dernier propriétaire Raymond Lacroix, décrit comme un « homme charismatique a fortement impressionné notre mémoire tant avec les émissions radiophoniques qu’il animait dès les débuts de La voix de la France dans le Pacifique, que par les nombreux et illustres poèmes qu’il a laissé dans son sillage. Raymond Lacroix a été un pionnier de la radio calédonienne qui a œuvré en tant que chroniqueur, speaker et animateur de1942 à 1975».

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La magnifique bâtisse en bon état de conservation est entourée d’un ancien jardin d’acclimatation ou de nombreuses variétés de fruitiers ont été plantées. Elle offre une vue imprenable sur le vallon de l’Ermitage qu’elle domine. Un must à visiter.

Patrick DE VIVIES

(1) Un livret botanique a été édité avec une quarantaine de planches explicatives commentées par Bernard Suprin sur les plantes à découvrir dans le parc.

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AUTEUR : Patrick DE VIVIES

Le jardin est un élément à part entière de l’art de vivre dumbéen. Nombreux sont ceux en effet qui ont choisi de venir s’installer à Dumbéa parcequ’ils n’avaient pas la possibilité de disposer à Nouméa, de l’espace nécessaire pour aménager le jardin de leurs rêves. Aussi, nous ouvrirons bien volontier notre blog à ceux d’entre vous qui voudraient offrir une visite virtuelle, par internet, de leur jardin. 

P1020319Il y a déjà un jardin dumbéen que l’on peut découvrir par l’intermédiaire du blog que son propriétaire lui consacre. Il s’agit du Jardin d’Adèle Deborde, bien connu des Calédoniens pour son livre »Les jardins essentiels, Culture biologique P1010004en Nouvelle-Calédonie« , riche en conseils pratiques sur l’art de jardinner sans tous ces pesticides ou engrais chimiques.

P1020329J’utilise pour illustrer cet article quelques photos de mon jardin, qui cherche à marier le minéral, le végétal et l’aquatique. Il traduit un goût immodéré pour la nature, qu’elle soit ou non endémique à la Nouvelle-Calédonie. Si vous aussi souhaitez nous faire profiter de votre jardin, n’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous ou à me contacter par mail (patrick.devivies@canl.nc).

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