chantier-piscineAuteur : Patrick DE VIVIESpiscine-vue-architecte

Le chantier du Centre aquatique de Koutio a débuté il y a trois mois à côté de l’actuelle piscine de Koutio. Les travaux de terrassement et la mise en place d’une butte séparant le futur bassin de la route et destinée à servir de gradins « naturels » de trois cent places sont désormais achevés. Les fondations des bâtiments administratifs et locaux techniques sont en cours.

Le bassin olympique proprement dit du centre aquatique, en inox, sera de 50 mètre sur 25 et de 2 mètres de profondeur.

piscine-planL’infrastructure devra être inaugurée en janvier 2011, juste à temps pour les jeux du pacifique de 2011 dont les épreuves de natation seront accueillies par Dumbéa. Autant dire une course contre la montre pour opérateurs de ce chantier ….

Le membre du gouvernement en charge du sport, le maire, le commissaire délégué et le président de la province Sud lors de la pose de la première pierre, en inox, le 15 octobre 2009

Le membre du gouvernement en charge du sport, le maire, le commissaire délégué et le président de la province Sud lors de la pose de la première pierre, en inox, le 15 octobre 2009

Le Centre aquatique de Koutio est presqu’intégralement financé par le budget de la Nouvelle-Calédonie, dans le cadre des crédits spécifiquement provisionnés pour permettre le financement des infrastructures nécessaires à l’accueil des jeux de 2011. L’enveloppe initiale de 400 millions s’est vite révélée insuffisante et les élus du congrès ont du remettre la main à la poche pour passer à près d’un milliard (956 millions) la contribution de la Nouvelle-Calédonie. Une bonne opération pour la commune dont les marges de manœuvre financière sont étroites, car elle ne contribue qu’à hauteur de 80 millions au projet. Des financements complémentaires sont encore recherchés en métropole par la commune pour porter à 1 milliard 450 millions le budget total de ce chantier.

Le combat entre les communes fût  rude pour attirer sur leurs territoires respectifs les infrastructures financées par la Nouvelle-Calédonie dans le cadre de NC 2011. La construction du Centre aquatique à Koutio n’est donc pas le fruit du hasard mais bien le résultat de l’implication personnelle de celui qui avant d’être le premier magistrat de la commune, présida pendant de nombreuses années le club municipal de natation de Dumbéa.

Patrick de Viviès

A lire également sur le sujet Les Nouvelles Calédoniennes du 16 octobre 2009

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DSC_0430Auteur : Patrick de Viviès

À l’approche du sommet de Copenhague qui se déroulera en décembre 2009, le Congrès de la Nouvelle-Calédonie a organisé le 30 septembre un débat public sur les enjeux et les perspectives de l’adhésion de la Nouvelle-Calédonie au protocole de Kyoto.
congres 21La formule de « rendez-vous du congrès » initiée à par le président de l’institution a permis d’ouvrir l’assemblée aux Calédoniens et de favoriser la rencontre entre les responsables des associations les simples citoyens et des élus sur ce thème souvent évoqué en considération de son impact sur le réchauffement climatique et la montée du niveau des océans. 
La rencontre a débutée par un exposé scientifique sur l’évolution du climat, les gaz à effet de serre et leur impact sur le climat, animée par Fabrice Colin, directeur de l’IRD. Elle s’est poursuivie par un exposé juridique sur le contenu du protocole de Kyoto et la raison de sa non application à la Nouvelle-Calédonie, animé par Guy Aniel, professeur de droit à l’Université de la Nouvelle-Calédonie.
On savait déjà que le développement de trois nouvelles usines métallurgiques allaient placer la Nouvelle-Calédonie sur le podium mondial en terme d’émission de gaz à effet de serre par habitant. Ce que l’on ne savait pas forcement, c’est que l’adhésion de la France au protocole de Kyoto, ou au futur protocole  de Copenhague, sans restriction territoriale, c’est-à-dire en incluant la Nouvelle-Calédonie, n’apporte en soi aucune solution au triste score de la Nouvelle-Calédonie liée à la transformation sur place de sa richesse minière.

Kyoto au congresC’est bien ici, localement, que des solutions doivent être trouvées pour limiter l’impact de ces activités afin que le bilan carbone s’améliore. Le reboisement à grande échelle, financé par les industriels au titre du principe pollueur-payeur figure parmi les pistes sur lequels les associations attendent un engagement fort du politique. Le développement volontariste des énergies renouvelables est également attendu et plébiscité.

Les associations de Dumbéa (Dumbéa rivière vivante, les Amis du Carigou, Pointe à Luzerne, Riverains de Koé) étaient présentes à ce rendez-vous et ont su marquer leur intérêt pour ce sujet. Souhaitons que cette rencontre en appelle d’autres et soit de nature à renforcer la place du citoyen dans la vie publique et la démocratie de proximité.
Patrick de Viviès

Sur le même sujet, les Nouvelles calédoniennes du 29 septembre

P1030161Auteur : Patrick DE VIVIES

Le destin commun est au coeur de l’Accord de Nouméa. Il mobilise dans la rue. Il occupe une place de maître dans tous les discours. A observer la manière dont s’organisent les cérémonies du 24 septembre, on aurait envie de dire : le destin commun, oui, mais lequel ?

Entre ceux qui organisent un pique-nique républicain pour un destin commun dans la France, ceux qui se retrouveront autour du Mwâ Kâ dans le cadre de la grande journée citoyenne, ceux qui critiquent la manière dont s’organisent les cérémonies autour du Mwâ Kâ cette année, déplorant une certaines mise à l’écart du comité 150 ans et la perte du sens profond d’une démarche s’enracinant dans la coutume avant de s’ouvrir aux autres communautés, on peut légitimement s’interroger sur le paradoxe qu’offre la division des visions d’un destin censé être partagé.

mwa ka 2008Tant de différences entre ces perceptions du destin commun, tant de mains tendues, de malentendus, de rendez-vous ratés. Saurons-nous nous retrouver ? autour de quel projet ?

mwaka 1Les drapeaux et  symboles des uns font fuir les autres. Ils semblent nous séparer et, sans doute nous éloigner de ce chacun revendique pourtant chacun de son côté.

Saurons-nous concevoir notre avenir sous un autre angle que celui de notre relation à la France ? Saurons-nous entrevoir que l’enjeu de notre avenir est comment allons nous parvenir à vivre vraiment ensemble ?  

Patrick DE VIVIES

bancoulierecorce-bancoulierLe bancoulier ou Aleurites moluccana est largement répandu sur l’ensemble de l’archipel néo-calédonien. Cet arbre à croissance rapide peut atteindre en entre 15 à 25 m de hauteur à l’âge adulte. Son écorce est gris foncé. Les feuilles sont étalées, lobées, dont la surface inférieure est couverte d’un duvet de couleur rouille et à petites fleurs d’un vert laiteux. Ses fleurs sont blanchâtres.

Courant dans les formations forestières humides et sclérophylles secondarisées de basse altitude, il est très présent à Dumbéa.

Originaire du sud-est de l’Asie (l’achipel des Moluccas en Indonésie lui a donné son nom), il a été Introduit dans de nombreuses régions tropicales. Il est l’arbre officiel de l’Etat d’Hawaï.

Le fruit contient une noix dans une coque dure. La noix de bancoule peut être consommée grillée. On en extrait une huile utilisée de différentes manières (éclairage, peintures, pharmacopée, …).

noix-de-bancouleLa noix est notamment connue pour ses vertues purgatives, laxative et astringentes. Le brou de la noix brulée était utilisé par les mélanésiens pour confectionner une peinture noire dont ils s’enduisaient le corps pour réaliser des parures guerrières. Cet un arbre est cultivé pour sa noixdans bien des régions tropicales du monde.

D’autres parties de la plante (feuilles, graines, écorces) sont également utilisées en pharmacopée, pour leurs vertus émolientes et sudorifiques.

ver de bancouleEnfin, comment parler du bancoulier sans évoquer le ver de bancoule popularisé en France par l’emission Koh Lanta. C’est une larve de coléoptère commestible pouvent atteindre 8 cm de long sur 2 cm de diamètre. Elles se nourrissent du bois tendre et humide du bancoulier en cours de décomposition. En Nouvelle-Calédonie, il est apprécié cru, grillé ou cuit.

Patrick DE VIVIES

AUTEUR : Patrick de VIVIES

P1030190Nous sommes nombreux à passer près d’une heure par jour dans l’enfer des embouteillages pour nous rendre chaque matin à notre travail. Dans un précédent article, j’indiquais que « les nouveaux lotissements sortent partout de terre comme les herbes après une forte pluie et déversent de nouveau flots de voitures sur les bonnes vielles mêmes routes, déjà bien saturées !!! Avec comme perspectives, pour les braves citoyens que nous sommes, des trajets qui s’allongent toujours… »

P1030304Une autre spécialité calédonienne particulièrement exaspérante : les travaux qui perturbent la circulation aux heures de pointe. Ainsi, depuis vendredi dernier, la Dumez, pour le compte de la Nouvelle-Calédonie a mis en place une circulation alternée sur la RT1 au bas du col de Tonghoué, sans information préalable. Ces travaux occasionnent des bouchons sur cette portion du trajet d’ordinaire fluide, remontant, aux heures de pointe,  jusqu’au haut du col de Tonghoué et occasionnant un rallongement des trajets de 15 à 30 minutes selon l’heure de passage.

Plusieurs milliers de véhicules sont pénalisés chaque jour !

Bien sûr le chantier est interrompu le week-end lorsque la circulation est fluide pour reprendre le lundi matin aux heures de pointe.

Pourquoi la DITTT n’est elle pas en mesure d’organiser les chantiers pour qu’ils perturbent au minimum la circulation automobile ? Ne serait-il pas possible de considérer que la notion de service public suppose de prendre en compte les besoins du public et non considérer que les population doivent s’adapter aux besoins de l’administration ? N’avons nous pas le droit de pouvoir arriver à l’heure à notre travail ?

P1030301Il aura fallu une intervention auprès du membre du gouvernement en charge des infrastructures pour que cesse, à partir de mercredi, ces travaux aux heures de pointe au bas du col de Tonghoué…

Pourtant, ce même mercredi, au cours de la journée,  une nouvelle circulation alternée était mise en place sur la RT1, cette fois ci  en face de la mairie de Dumbéa. 

Vive le sévisse public !

Patrick DE VIVIES

siyapastoiAUTEUR : Patrick DE VIVIES

Il y a quelques semaines à propos du succès rencontré par ce blog, j’écrivais qu’il démontrait « la vitalité du monde associatif et le dynamisme de la société civile. Il ne faut pas se tromper sur la nature de ce qui se passe à Dumbéa (…) le mouvement associatif qui s’éveille dans le nord comme au sud transcende les clivages. Il est le fruit d’une dynamique fondamentalement citoyenne et apolitique. »

P1030176La forte mobilisation à Nouméa le 12 août à l’appel d’un collectif citoyen apporte une nouvelle illustration que quelque chose de nouveau se passe au sein de la société calédonienne, qui dépasse largement les frontières des représentations habituelles -syndicales ou politiques.

Le sociologue Pierre Bourdieu (1) a analysé les relations souvent ambigües qui pouvaient exister entre les délégués  représentants d’un groupe – qu’il soit politique, syndical ou associatif – et leur mandants – adhérents ou militants – parlant d’une « usurpation légale » pour décrire la manière dont les mandants peuvent se trouver en quelque sorte dépossédés.

Dans le contexte d’un paysage politique particulièrement divisé, la dynamique citoyenne rassemble. Une nouvelle donne pour des partis et les syndicats, qui considèrent  un peu trop qu’il détiennent le monopole de la représentation du citoyen et de l’expression légitime de l’opinion, et qui doivent desormais compter avec une action civile qui sait se faire entendre directement pour accompagner les transformations dont la société calédonienne a besoin. Peut-être une manière pour le citoyen de reprendre possession de sa liberté de jugement ?

Patrick DE VIVIES

PS :  les grands médias nationaux ont donné un large écho à cette marche citoyenne qui a offert une image de la société calédonienne qui a pu contrebalancer -espérons-le – celles alimentant les clichés d’une gerilla urbaine aux relents néo-colonial qui avaient été largement diffusés.

Voir notre revue de presse : L’express, Le figaro, Libération, Le point, TV5Rfi, Le matin

(1) Pierre Bourdieu, la distinction, critique sociale du jugement, les éditions de Minuit

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Plus de 25 000 personnes, 26 000 selon certaines sources, sont venues défiler à l’appel du collectif citoyen, dans la paix et le silence. « Si y’a pas toi, y’a pas moi » résumait la démarche d’une société civile qui a voulu monter qu’une majorité de Calédoniens souhaite la poursuite de la construction du destin commun. Les dernières semaines nous ont rappelé la fragilité des équilibres qui permettent que soit préservée la paix et le respect de l’autre.

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