pointe-a-dorade-dumbea-sur-Auteur : Patrick de Viviès

Le lotissement de la pointe à la dorade est désormais raccordé à la station d’épuration de Koutio. Les eaux usées du quartier était prérécemment traités par une station provisoire d’une capacité de 240 équivalent habitants dont le dysfonctionnement avait été souligné.  Cette station était un leurre pour faire croire que nos eaux usées étaient traitées, indiquait Yves Quillien«  dans un commentaire à l’article la mangrove en danger publiés sur ce blog .

Ceci est la station d'épuration provisoire sur laquelle était raccordée le lotissement

Ceci est la station d'épuration provisoire sur laquelle était raccordée le lotissement

« Pour s’en convaincre il faut observer le fonctionnement des neuf postes de refoulement du réseau situés en bord de mer. Certains sont en panne et ” aux abords de certains regards qui sont bouchés , l’eau polluée stagne “,…,” un regard déborde et soulève même le couvercle ”. Les postes qui tournent brassent nos eaux usées et , au lieu de les refouler vers la station d’épuration inopérante , ils les déversent dans ” dans le réseau des eaux pluviales vers la mangrove située non loin “.

Une station provisioire qui aurais du être remplacée par une station propre plus grande en 2004. Mais la construction de cette dernière a été refusée par la mairie en 2004, parce qu’elle empiétait légèrement sur une zone maritime. Puis, lorsque le secteur a été intégré dans la zone d’aménagement concertée de Dumbéa-sur-mer en 2006, le lotissement de la pointe à la dorade s’est trouvé au milieu d’un véritable imbroglio juridico-financier opposant l’ancien promoteur, la commune de Dumbéa, la Secal, gestionnaire de la ZAC pour le compte de la Province sud.

Il aura fallu  cinq ans pour que les riverains réunis au sein de l’association de la point à la dorade est enfin gain de cause et que les eaux usées du lotissement ne soient plus déversés dans la mangrove.

La Station d'épuration de Koutio dispose d'une capacité de 12 500 équivalents habitants

La Station d'épuration de Koutio dispose d'une capacité de 12 500 équivalents habitants

Le raccordement du quartier à la station d’épuration de Koutio a nécessité le changement de nombreuses pompes de relèvement du lotissement car ces dernières, sous-dimensionnées, et obturées par des graviers et autres matériaux de chantier.

Ce raccordement souligne désormais le sous-dimensionnement de la station d’épuration par rapport au nombre d’habitants raccordées. Cette unique station d’une capacité de 12 500 équivalents habitants reçoit en effet tous les effluents du sud de la commune et désormais des nouveaux quartiers de Dumbéa-sur- mer.

10 000 logements sont en construction à Dumbéa

10 000 logements sont en construction à Dumbéa

La remise en service de l’ancienne station, qui traitait les eaux usées de Dumbéa avant 2001, a permis de passer la capacité de traitement à 15 500 équivalent habitants, ce qui reste insuffisant par rapport au nombre de foyers connectés et ne permet pas en tous les cas de traiter dans de bonnes conditions l’ensemble des lotissements en cours de construction sur la commune. La création d’une nouvelle station d’épuration doit donc être sérieusement envisagée par la commune. En effet, plus de 10 000 logements se construisent à Dumbéa aujourd’hui.

Le rapport de la chambre des comptes sur la commune de Dumbéa mentionnait d’ailleurs à ce sujet que « la station d’épuration de Koutio, largement (…) est arrivée progressivement à pleine charge et la commune n’a engagé aucuns travaux, ni aucune démarche pour se doter de nouveaux moyens d’assainissement.Actuellement le coût des besoins communaux pour l’assainissement de ses quartiers sud est évalué à 1,6 MdF CFP uniquement pour la station d’épuration à créer ».

 

Patrick de Viviès

Lire aussi les Nouvelles-Calédoniennes du 20 octobre 2009.

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confederation-citoyenne-de-Auteur : Patrick de Viviès

Le 15 octobre, la confédération citoyenne de Dumbéa installait son Conseil d’administration, composé de deux représentants par association membre. Après avoir adopté ses statuts, qui établissent le principe d’une présidence tournante de la confédération, désignée successivement, chaque année, parmi les membres représentant de chacune des associations, le Conseil d’administration a procédé à la désignation du président et des membres du bureau. C’est Daniel Ponchet qui sera le premier président de la confédération, qui s’est structuré en trois commissions organisées autour des thématiques de travail communes retenues :

– la circulation automobile et la question des transports

– la préservation de la rivière Dumbéa

– la gestion de l’eau (alimentation en eau potable, qualité de l’eau, assainissement, prix de l’eau, etc)

La confédération est composé de quatre associations fondatrices (Dumbéa Rivière Vivante, Pointe à Luzerne, Pointe à Dorade, association des Riverains de Koé) mais il est déjà question de son possible élagissement à d’autres associations.

Bureau : Président : Daniel Ponchet, Vice-Président : Laurent Cayrol, Trésorier : Pascal Guillotin, Trésorier adjoint : Patrick de Viviès, Secrétaire : Renzo Paron

pointe-à-dorade

Dorade-nettoyage-2Auteur : Patrick de Viviès

Samedi 10 octobre, l’association de la Pointe à la Dorade organisait une journée de nettoyage et de collecte de canettes dans le Lotissement Pointe à la Dorade.

Dorage-nettoyageLaurent-Cayrol-prUne vingtaine de personnes ont répondu à l’appel, principalement des habitants du quartier, recevant au cours de la matinée, les renforts de quelques riverains. Le président et le vice-président de l’association des Riverains de Koé sont également venus prêter main forte.

 

Dorade-déchetsL’opération de nettoyage à permis de collecter les déchets dans une partie du lotissement. Ce fût l’occasion pour  l’association de mieux se faire connaitre, notamment par les nouveaux résidents du quartier, et d’enregistrer quelques adhésions.

Premier constat : l’incivisme provient en premier lieu des personnels des chantiers toujours abondants dans ce lotissement toujours en développement.

D-nettoyage-mangroveRestes de repas, cannettes, plastiques côtoient ainsi les restes de chantiers, les palettes, les chutes câbles et de divers matériaux de constructions abandonnés par des entrepreneurs peu scrupuleux.

Autre source de déchets, les accès à la mer attirent des visiteurs peu scrupuleux et le volume de canettes et bouteilles témoignent de quelques beuveries. 

Dorade-sacsD’autres se débarrassent au bord de ces mises à l’eau de déchets encombrants divers : pièces de moteur, cadres de vélos, imprimantes, batteries usagées… on trouve de tout dans la mangrove !!!

Les cannettes, qui constituaient une faible proportion des déchets collectés, seront échangées contre des végétaux à planter dans le Lotissement, dans le cadre du partenariat avec l’association Mocamana. 

Dorade-collecte

 

 

 

 

Ces végétaux seront soit des palmiers (système racinaire n’endommageant pas les réseaux), soit des essences locales de la forêt sèche, moins sensibles au vent et à la sécheresse – Ces végétaux ne seront livrés qu’à la fin de l’été, afin de favoriser les chances de bonne croissance, la période de transition actuelle et le début de l’été n’étant pas propice à la transplantation de végétaux.

Les bénévoles se sont dispersés vers 11h, en se donnant rendez-vous samedi prochain pour poursuivre le nettoyage du lotissement qu’une matinée ne pouvait suffire à couvrir.

 L’association de la Pointe à la Dorade est joignable au pointealadorade.asso@gmail.com

Patrick de Viviès

Dorade-association

pub-dumbea-sur-merAUTEUR : Patrick de Viviès

Une grande campagne de communication a été engagée par la SECAL mandatée par la province Sud pour ouvrir la commercialisation dans le secteur libre (hors habitat social) aux particuliers, promoteurs et investisseurs des premiers terrains mis en vente à Dumbéa sur Mer. Pages entières de publicité dans les magazines et le quotidien, panneau publicitaires 4 par 3, plaquettes luxueuses, publi-reportage. 

            

 « La mer vous attends là-bas » indique la publicité, alors que les vues d’architectes du publi-reportage (1) sur papier glacé présente le tableau idyllique d’un aussi paisible que luxueux quartier. « Un impact sur l’environnement jugulé » affirme un encadré soulignant le profond souci environnemental des concepteurs.

           

vue-architecte-DSMLe publi-reportage peut en outre laisser croire à la possibilité de trouver du travail sur place. On peu ainsi lire(1)  que « la zac panda accueillera 438 lots d’entreprises » et que « environ deux mille personnes seront appelées à travailler sans ce nouveau quartier nord« .           

La réalité semble pourtant très éloignée de ces images de rêve.

D’abord, les lots au bord de mer ne seront pas commercialisés avant cinq ans. Aussi le particulier est invité à choisir parmi les lots disponibles de part et d’autre de la voie express.

P1030080Un certain nombre d’entre eux  sont à proximité des futures barres d’immeubles dont l’implantation est prévue à la sortie de l’actuel lotissement de la pointe à la Dorade.  Au modeste prix moyen de 2 millions de francs l’are pour des lots à partir de cinq ares !!!  Ensuite, la ZAC contient un nombre très important de lotissements sociaux (51%) seules 49% des parcelles étant à la vente dite libre.            

          

Quand à l’impact sur l’environnement jugulé, il suffit de se rendre sur place un jour de forte pluie pour constater les milliers de mètres cubes de terre qui se déversent dans la mer en raison de l’érosion résultant des imposants terrassements, s’étalant sur plus de deux cent hectares. Allez au bord de mer et appréciez par vous-même l’état de préservation de la mangrove.

           

P1020823Dans son rapport en date du 13 mai 2009 (2) portant sur la commune de Dumbéa, la Chambre territoriale des comptes a rappelé le contexte de la création de la Zac de Dumbéa-sur-mer qui a conduit à une importante augmentation du nombre de logements (près de 2300 en plus) et une diminution du nombre d’équipements publics, notamment scolaires. Pour aboutir à « une densification du projet peut être excessive, une mise en œuvre en net retard ayant engendré des coûts et une réalisation en retrait par rapport au projet initial »

           

Concernant la possibilité de travailler sur place, La Chambre mentionne que « la ZAC de Dumbéa-sur-Mer ne comporte pas d’activités pourvoyeuses d’emplois en dehors du futur médipôle dont une partie des emplois est déjà pourvue par les personnels en poste au sein de l’hôpital actuel et qui n’entrera en fonctionnement qu’en 2014. » Elle émet de grosses réserves concernant la création d’activités dans la ZAC Panda déjà présentées dans ce blog.

            

P1020825Le rapport précise en outre que « la réalisation de l’intégralité du programme d’équipements publics reste tributaire des recettes provenant de la commercialisation effective des lots et notamment des parcelles privées. Or leur commercialisation est rendue difficile par la mise en œuvre des opérations de logements sociaux qui sont prioritaires sur la zone. Par conséquent, l’équilibre du bilan de la ZAC sera difficile à atteindre immédiatement et sera au mieux décalé dans le temps. »

La chambre considère de plus que « la commercialisation des parcelles privées va pâtir du fait qu’une partie de la clientèle potentielle a effectué ses investissements ailleurs, sur les autres lotissements ayant été réalisés depuis 2004 sur le Grand Nouméa »

la-mer-vous-attendDe surcroit, l’ouverture vers la mer du public – l’un des arguments forts du projet initial de la ZAC – a été supprimée au profit d’un accès privatif aux seuls bénéficiaires de terrains en bord de mer. Doit-t-on comprendre qu’il faut attendre la montée des océans résultant du réchauffement climatique pour que « La mer vous attende » là ou les lots sont aujourd’hui en vente, « là-bas » sur le bord de la Voie express  comme le promet la publicité ????            

            

L’enjeu de cette campagne de communication est de taille puisque on attend clairement des investisseurs privés qu’ils prennent en charge le financement des équipements publics de superstructures et assurent ainsi un aléatoire équilibre financier au projet.

           

Patrick de Viviès

pub--sur-mer-

(1) Le Construire n°56, octobre 2009 supplément des Nouvelles-Calédoniennes

(2) Chambre territoriale des comptes de Nouvelle-Calédonie, Rapport d’observations définitives concernant la commune de Dumbéa, mai 2009

pointe-a-doradeMessage du bureau de l’association de la Pointe à la Dorade

L’association de la Pointe à la Dorade organise en partenariat avec l’Association MOCAMANA, une journée de nettoyage et de collecte de canettes sur notre Lotissement Pointe à la Dorade :
 
le Samedi 10 Octobre 2009 à partir de 8h00.

Elle invite vous à participer en se présentant au lieu de rendez-vous fixé au rond point à l’entrée du lotissement. 
mangrove en dangerL’idée est d’utiliser l’argent du recyclage des canettes récoltées pour financer l’achat de végétaux qui seront plantés sur le rond-point et les trottoirs de notre quartier, tout en contribuant à rendre notre Lotissement plus propre et plus agréable. Bien entendu, nous ramasserons également tout autre déchet que pourront contenir les sacs mis à notre disposition.

Nous vous demandons donc de bien vouloir faire un geste citoyen et en faveur de l’environnement et de notre environnement immédiat, en donnant une journée de votre temps et en vous mobilisant massivement pour cette campagne.
 
dechetsMerci de nous indiquer par retour de mail votre participation à cette collecte, en précisant le nombre de personnes qui seront présentes, afin que nous puissions organiser au mieux les circuits de ramassage.
 
En vous remerciant par avance pour votre mobilisation et votre participation, vous trouverez ci-dessous les modalités de cette opération et les réponses aux questions que vous seriez susceptibles de vous poser.
 
1.    En contrepartie des canettes ramassées, et en fonction du volume collecté, Mocamana nous donnera des végétaux à planter dans notre Lotissement – Ces végétaux seront soit des palmiers (système racinaire n’endommageant pas les réseaux), soit des essences locales de la forêt sèche, moins sensibles au vent et à la sécheresse – Ces végétaux ne seront livrés qu’à la fin de l’été, afin de favoriser les chances de bonne croissance, la période de transition actuelle et le début de l’été n’étant pas propices à la transplantation de végétaux.
 
2.    Les végétaux gagnés seraient plantés sur le rond-point, et sur les trottoirs devant les villas des personnes ayant participé à la campagne et s’engageant à arroser régulièrement, surtout en période sèche.
 
3.    Il convient de vérifier avec la Mairie le positionnement des réseaux, afin de planter ces végétaux le plus éloigné possible de ceux-ci et éviter un arrachage en cas de fouille nécessaire. Il faut également une dérogation au cahier des charges. Compte tenu que l’on aura les végétaux qu’après l’été, on a le temps de mener cette action auprès de la Mairie.assos-pointe-dorade
 
4.    Les gants et les sacs seront fournis par Mocamana, et les sacs collectés par un transporteur affrété par cette Association
 
5.    Concernant le casse-croûte et les boissons, pour ne pas alourdir l’organisation et donner la priorité à la collecte des canettes, chacun apporte ce dont il a besoin, mais l’on pourrait tous se retrouver pour déjeuner sur une zone sympa….à définir.
 
6.    Des équipes seront constituées avec pour chacune d’elle un itinéraire principal bien précis, et en cas de collecte rapide sur la première zone, un second circuit de ramassage prévu
 

François Cayrol président de l'association pointe à la Dorade

Laurent Cayrol, président

 Le bureau de l’association de la Ponte à la Dorade est joignable au pointealadorade.asso@gmail.com

AMIS-DU-CARIGOUAuteur : Patrick DE VIVIES

Ce mercredi 26 août s’est déroulée une rencontre informelle entre l’association Les amis du Carigou et l’association des Riverains de Koé. Patrick de Viviès, président de l’association Riverains de Koé, accompagné par Lysis Song, Vice-président de cette association, ont été amicalement reçus au domicile de Colette Delevaux, présidente de l’association Les amis du Carigou accompagnée par Didier Gasse et Evelyne Blaize. Ils ont pu ainsi les tenir informé de la démarche engagée avec Dumbéa Rivière Vivante, les associations Pointe à Luzerne et Pointe à Dorade en vu d’installer la confédération citoyenne de Dumbéa.

Parmi les sujets partagés par ces associations (circulation-transport, gestion de l’eau, environnement), les membres de l’association Les amis du Carigou ont rappelé l’engagement fort de leur association, par ailleurs membre du collectif Ensemble pour la planète, pour les questions environnementales en général et sur la question de la préservation de la rivière en particulier. Ils ont marqué un intérêt certain par rapport au souhait de voir se créer un conseil de l’eau à Dumbéa. Ils se sentent concernés et solidaires par rapport aux problèmes de circulation automobile. Ils ont évoqué la problématique des nuisances sonores propre à leur quartier.

Patrick de Viviès a proposé en conclusion de l’entretien, de suggérer aux associations concernées que Les amis du Carigou soient invités, de manière  informelle dans un premier temps, à rencontrer le bureau de la confédération dumbéenne lors de son installation. De ce fait, chacun pourrait apprécier l’opportunité que Les amis du Carigou rejoignent la confédération.

P1030319AUTEUR : Patrick DE VIVIES

La confédération citoyenne de Dumbéa est là. Et montre qu’elle compte aux élus de Dumbéa.  Au Conseil municipal du 20 août 2009, elle était représentée par les présidents et membres des bureaux des associations Pointe à Dorade, Pointe à Luzerne, Dumbéa rivière vivante, Riverains de Koé. Au cours de la semaine à venir, ces associations réunieront leurs assemblées générales respectives les 27, 28 et 29 août pour acter leur adhésion se prononcer sur les statuts de la confédération et désigner les personnes chargées de les y représenter.

Patrick DE VIVIES

A lire aussi sur ce sujet, l’article « Nos représentants au conseil… » sur le blog au look rénové de nos amis de la pointe à la luzerne.