stand-de-tir-vue-généralestand-de-tir-ciblesAUTEUR : Pascal Guillotin

Le 21 de ce mois s’est réunie la commission des terres de la province sud. Nous avions encore un espoir que le bail du stand de tir de Dumbéa ne soit pas renouvelé.
Perdu ! Les citoyens randonneurs, baigneurs, rêveurs, les citoyens riverains ou visiteurs … la nature !

Nous sommes tous condamnés à subir encore pendant 2 longues années les séances de tir au gros calibre de quelques messieurs très sûrement bien en cour.

stand-tirJ’en suis désolé pour tous ceux qui avaient encore l’espoir que la voix du plus grand nombre et du respect d’autrui serait la plus entendue par les décideurs que cette même voix à désigner !
 
Petit rappel des faits : la première action des riverains date de 1999, une pétition de plus de 150 signatures avait été remise au maire de l’époque qui s’était empressé de promettre, bien sûr « seulement » promettre de donner un avis défavorable au renouvellement du bail de l’association de tir, renouvellement qui est de la compétence de cette commission des terres qui statut sur l’utilisation des terrains publics.

Devinez ce qui arriva, la promesse s’envola et l’avis de la mairie fut donné favorable.

stand-de-tir-panneaucibleCette année il faut reconnaître plus de franchise, la décision de proroger le bail jusqu’en en 2011 et pas pour une durée plus longue à été prise en mairie pour tout de même signifier aux tireurs qu’ils auraient à déménager un jour … en douceur !

Laissons leur tirer encore quelques milliers de cartouches au plomb et laissons à la communauté la charge de trouver un terrain de remplacement …

Mais pourquoi ?

 

Les associations de riverains et de défense de la nature œuvre depuis 1999 pour le déplacement  du stand de tir et il y avait largement le temps que chacun prenne ses responsabilités : les pouvoirs publics pour prendre la mesure des nuisances diverses et agir en conscience pour le bien du plus grand nombre, les tireurs pour se rendre compte de la gêne qu’ils occasionnent et trouver d’autres solutions ( le stand de Paita est moderne et conforme aux règlements de tir et de sécurité ), les particuliers et associations pour considérer les uns et les autres et peser démocratiquement sur les décisions.
 
Mais rien n’a été fait, nous patientons depuis 10 ans et il faut encore patienter…
 
Nous avions pourtant bien œuvré pour que la commission composée de représentants politiques de tous les bords comprennent notre position, nous leurs avons exposé nos arguments par courrier, transmis à certain un exemplaire des pétitions et proposé des solutions. Nous avions même des appuis parmi les membres.
Il y aurait même eu un petit débat en commission avant que tous décident de suivre l’avis municipal.
Plusieurs têtes mais un seul chapeau !
 
democratieAlors nous sommes condamnés mais restons motivés, nous veillerons à ce que les arrêtés qui essayent de nous épargner un peu soient respectés et nous  seront vigilants à ce que dès le 1er Janvier 2010 plus personne ne tire le dimanche matin (nous avons obligation de respecter le repos dominical mais pas les tireurs).
 
Démocratie : « Démos » la voix et « cratos » le peuple, il semblerait que la voix de quelque uns ait plus de poids que celle du plus grand nombre … !
 

Pascal Guillotin

Président de Dumbéa Rivière Vivante

stand-de-tir-danger

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confederation-citoyenne-de-Auteur : Patrick de Viviès

Le 15 octobre, la confédération citoyenne de Dumbéa installait son Conseil d’administration, composé de deux représentants par association membre. Après avoir adopté ses statuts, qui établissent le principe d’une présidence tournante de la confédération, désignée successivement, chaque année, parmi les membres représentant de chacune des associations, le Conseil d’administration a procédé à la désignation du président et des membres du bureau. C’est Daniel Ponchet qui sera le premier président de la confédération, qui s’est structuré en trois commissions organisées autour des thématiques de travail communes retenues :

– la circulation automobile et la question des transports

– la préservation de la rivière Dumbéa

– la gestion de l’eau (alimentation en eau potable, qualité de l’eau, assainissement, prix de l’eau, etc)

La confédération est composé de quatre associations fondatrices (Dumbéa Rivière Vivante, Pointe à Luzerne, Pointe à Dorade, association des Riverains de Koé) mais il est déjà question de son possible élagissement à d’autres associations.

Bureau : Président : Daniel Ponchet, Vice-Président : Laurent Cayrol, Trésorier : Pascal Guillotin, Trésorier adjoint : Patrick de Viviès, Secrétaire : Renzo Paron

pointe-à-dorade

Dorade-nettoyage-2Auteur : Patrick de Viviès

Samedi 10 octobre, l’association de la Pointe à la Dorade organisait une journée de nettoyage et de collecte de canettes dans le Lotissement Pointe à la Dorade.

Dorage-nettoyageLaurent-Cayrol-prUne vingtaine de personnes ont répondu à l’appel, principalement des habitants du quartier, recevant au cours de la matinée, les renforts de quelques riverains. Le président et le vice-président de l’association des Riverains de Koé sont également venus prêter main forte.

 

Dorade-déchetsL’opération de nettoyage à permis de collecter les déchets dans une partie du lotissement. Ce fût l’occasion pour  l’association de mieux se faire connaitre, notamment par les nouveaux résidents du quartier, et d’enregistrer quelques adhésions.

Premier constat : l’incivisme provient en premier lieu des personnels des chantiers toujours abondants dans ce lotissement toujours en développement.

D-nettoyage-mangroveRestes de repas, cannettes, plastiques côtoient ainsi les restes de chantiers, les palettes, les chutes câbles et de divers matériaux de constructions abandonnés par des entrepreneurs peu scrupuleux.

Autre source de déchets, les accès à la mer attirent des visiteurs peu scrupuleux et le volume de canettes et bouteilles témoignent de quelques beuveries. 

Dorade-sacsD’autres se débarrassent au bord de ces mises à l’eau de déchets encombrants divers : pièces de moteur, cadres de vélos, imprimantes, batteries usagées… on trouve de tout dans la mangrove !!!

Les cannettes, qui constituaient une faible proportion des déchets collectés, seront échangées contre des végétaux à planter dans le Lotissement, dans le cadre du partenariat avec l’association Mocamana. 

Dorade-collecte

 

 

 

 

Ces végétaux seront soit des palmiers (système racinaire n’endommageant pas les réseaux), soit des essences locales de la forêt sèche, moins sensibles au vent et à la sécheresse – Ces végétaux ne seront livrés qu’à la fin de l’été, afin de favoriser les chances de bonne croissance, la période de transition actuelle et le début de l’été n’étant pas propice à la transplantation de végétaux.

Les bénévoles se sont dispersés vers 11h, en se donnant rendez-vous samedi prochain pour poursuivre le nettoyage du lotissement qu’une matinée ne pouvait suffire à couvrir.

 L’association de la Pointe à la Dorade est joignable au pointealadorade.asso@gmail.com

Patrick de Viviès

Dorade-association

DSC_0430Auteur : Patrick de Viviès

À l’approche du sommet de Copenhague qui se déroulera en décembre 2009, le Congrès de la Nouvelle-Calédonie a organisé le 30 septembre un débat public sur les enjeux et les perspectives de l’adhésion de la Nouvelle-Calédonie au protocole de Kyoto.
congres 21La formule de « rendez-vous du congrès » initiée à par le président de l’institution a permis d’ouvrir l’assemblée aux Calédoniens et de favoriser la rencontre entre les responsables des associations les simples citoyens et des élus sur ce thème souvent évoqué en considération de son impact sur le réchauffement climatique et la montée du niveau des océans. 
La rencontre a débutée par un exposé scientifique sur l’évolution du climat, les gaz à effet de serre et leur impact sur le climat, animée par Fabrice Colin, directeur de l’IRD. Elle s’est poursuivie par un exposé juridique sur le contenu du protocole de Kyoto et la raison de sa non application à la Nouvelle-Calédonie, animé par Guy Aniel, professeur de droit à l’Université de la Nouvelle-Calédonie.
On savait déjà que le développement de trois nouvelles usines métallurgiques allaient placer la Nouvelle-Calédonie sur le podium mondial en terme d’émission de gaz à effet de serre par habitant. Ce que l’on ne savait pas forcement, c’est que l’adhésion de la France au protocole de Kyoto, ou au futur protocole  de Copenhague, sans restriction territoriale, c’est-à-dire en incluant la Nouvelle-Calédonie, n’apporte en soi aucune solution au triste score de la Nouvelle-Calédonie liée à la transformation sur place de sa richesse minière.

Kyoto au congresC’est bien ici, localement, que des solutions doivent être trouvées pour limiter l’impact de ces activités afin que le bilan carbone s’améliore. Le reboisement à grande échelle, financé par les industriels au titre du principe pollueur-payeur figure parmi les pistes sur lequels les associations attendent un engagement fort du politique. Le développement volontariste des énergies renouvelables est également attendu et plébiscité.

Les associations de Dumbéa (Dumbéa rivière vivante, les Amis du Carigou, Pointe à Luzerne, Riverains de Koé) étaient présentes à ce rendez-vous et ont su marquer leur intérêt pour ce sujet. Souhaitons que cette rencontre en appelle d’autres et soit de nature à renforcer la place du citoyen dans la vie publique et la démocratie de proximité.
Patrick de Viviès

Sur le même sujet, les Nouvelles calédoniennes du 29 septembre

P1030161Auteur : Patrick DE VIVIES

Le destin commun est au coeur de l’Accord de Nouméa. Il mobilise dans la rue. Il occupe une place de maître dans tous les discours. A observer la manière dont s’organisent les cérémonies du 24 septembre, on aurait envie de dire : le destin commun, oui, mais lequel ?

Entre ceux qui organisent un pique-nique républicain pour un destin commun dans la France, ceux qui se retrouveront autour du Mwâ Kâ dans le cadre de la grande journée citoyenne, ceux qui critiquent la manière dont s’organisent les cérémonies autour du Mwâ Kâ cette année, déplorant une certaines mise à l’écart du comité 150 ans et la perte du sens profond d’une démarche s’enracinant dans la coutume avant de s’ouvrir aux autres communautés, on peut légitimement s’interroger sur le paradoxe qu’offre la division des visions d’un destin censé être partagé.

mwa ka 2008Tant de différences entre ces perceptions du destin commun, tant de mains tendues, de malentendus, de rendez-vous ratés. Saurons-nous nous retrouver ? autour de quel projet ?

mwaka 1Les drapeaux et  symboles des uns font fuir les autres. Ils semblent nous séparer et, sans doute nous éloigner de ce chacun revendique pourtant chacun de son côté.

Saurons-nous concevoir notre avenir sous un autre angle que celui de notre relation à la France ? Saurons-nous entrevoir que l’enjeu de notre avenir est comment allons nous parvenir à vivre vraiment ensemble ?  

Patrick DE VIVIES

siyapastoiAUTEUR : Patrick DE VIVIES

Il y a quelques semaines à propos du succès rencontré par ce blog, j’écrivais qu’il démontrait « la vitalité du monde associatif et le dynamisme de la société civile. Il ne faut pas se tromper sur la nature de ce qui se passe à Dumbéa (…) le mouvement associatif qui s’éveille dans le nord comme au sud transcende les clivages. Il est le fruit d’une dynamique fondamentalement citoyenne et apolitique. »

P1030176La forte mobilisation à Nouméa le 12 août à l’appel d’un collectif citoyen apporte une nouvelle illustration que quelque chose de nouveau se passe au sein de la société calédonienne, qui dépasse largement les frontières des représentations habituelles -syndicales ou politiques.

Le sociologue Pierre Bourdieu (1) a analysé les relations souvent ambigües qui pouvaient exister entre les délégués  représentants d’un groupe – qu’il soit politique, syndical ou associatif – et leur mandants – adhérents ou militants – parlant d’une « usurpation légale » pour décrire la manière dont les mandants peuvent se trouver en quelque sorte dépossédés.

Dans le contexte d’un paysage politique particulièrement divisé, la dynamique citoyenne rassemble. Une nouvelle donne pour des partis et les syndicats, qui considèrent  un peu trop qu’il détiennent le monopole de la représentation du citoyen et de l’expression légitime de l’opinion, et qui doivent desormais compter avec une action civile qui sait se faire entendre directement pour accompagner les transformations dont la société calédonienne a besoin. Peut-être une manière pour le citoyen de reprendre possession de sa liberté de jugement ?

Patrick DE VIVIES

PS :  les grands médias nationaux ont donné un large écho à cette marche citoyenne qui a offert une image de la société calédonienne qui a pu contrebalancer -espérons-le – celles alimentant les clichés d’une gerilla urbaine aux relents néo-colonial qui avaient été largement diffusés.

Voir notre revue de presse : L’express, Le figaro, Libération, Le point, TV5Rfi, Le matin

(1) Pierre Bourdieu, la distinction, critique sociale du jugement, les éditions de Minuit

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Plus de 25 000 personnes, 26 000 selon certaines sources, sont venues défiler à l’appel du collectif citoyen, dans la paix et le silence. « Si y’a pas toi, y’a pas moi » résumait la démarche d’une société civile qui a voulu monter qu’une majorité de Calédoniens souhaite la poursuite de la construction du destin commun. Les dernières semaines nous ont rappelé la fragilité des équilibres qui permettent que soit préservée la paix et le respect de l’autre.

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