grd tuyauAUTEUR : Lysis SONG

Prévu après l’installation des délégués syndicaux désignés à l’issue du renouvellement des conseils municipaux, l’avenant n° 3 au Traité de Concession entre le S.I.V.U des Eaux du Grand Nouméa et la S.A.D.E.T a, enfin, été porté sur les fonts baptismaux le 29 juin 2009. Il prend effet à compter du 1er juillet 2009.

 « Le SIVU a … voulu tenir compte des observations de la Chambre Territoriale des Comptes, notamment en ce qui concerne deux impératifs :

  • un lien substantiel entre la rénumération du concessionnaire et le risque d’exploitation,
  • un contrôle efficient du concédant sur la gestion du service public. »(1)

 En tant que consommateur, c’est bien sûr, la rénumération du concessionnaire qui nous intéresse.

100521sLe concessionnaire est toujours autorisé, comme  lors du Traité de Concession du 31 décembre 1998 et des deux précédents avenants (n° 1 du 16 mars 1999 et n° 2 du 30 mars 2005), à percevoir une rénumération composée de deux éléments :

  • Une Redevance Abonnement (payée par les usagers)
  • Une rénumération Variable (à la charge des communes ou de leurs délégataires)

 En ce qui concerne la Redevance Abonnement, sa formule de variation a, certes, été modifiée en supprimant, entre autres, la composante liée aux ventes prévisionnelles d’eau, mais en relevant considérablement  le montant de base de l’Abonnement (+ 214 850 000 F) comme l’y autorise l’article 20 du Traité de Concession.

La résultante, c’est que cela se traduit, finalement, pour le consommateur, par une baisse de 38,23 F/m3 à 35,34 F/m3 au niveau de sa participation au financement du Grand Tuyau, pour le deuxième semestre 2009 et le premier trimestre 2010.

 Après ? Le tarif de base sera révisé au 1er avril 2010, mais, les paramètres sont trop nombreux.

 En ce qui concerne la rénumération Variable, le prix du m3 d’eau livré, par la S.A.D.E.T, aux réseaux de distribution (qui entre ensuite dans le calcul du prix de vente à l’abonné), il a été convenu d’un prix P = 20,82 F/m3 pour la période du 1er juillet 2009 au 31 mars 2010.

Avec le décalage contractuel, ces achats d’eau ne devraient être répercutés sur les factures des Dumbéens qu’à compter du 1er avril 2010.

facture-eau-okMais, la différence entre les tarifs dérogatoires de 2005 (2,72 F/m3 pour la tranche 2 ou 9,94 F/m3 pour la tranche 3, réactualisable) et le prix P, ci-dessus convenu, entraînera, à mon avis, une hausse du prix de vente du m3 à l’abonné.

 « Le concessionnaire a, certes, intégré plus de variabilité dans sa rénumération en modifiant la répartition des recettes entre l’abonnement et la part variable, ce qui introduit une plus grande part de risque assumée par le concessionnaire »(1), mais, il n’est pas encore certain que l’abonné en soit bénéficiaire. Etait-ce, là, l’objet de l’avenant ?

 « La part variable du chiffre d’affaires (s’était) limitée à 3% en 2005 et à 0,3% en 2006. » (2)

 La C.T.C avait souligné que la jurisprudence retenait comme seuil qu’au moins 30% du chiffre d’affaire devait dépendre exclusivement de la fréquentation du service par les usagers pour caractériser une concession.(2)

 Qu’en sera-t-il dans les prochaines années avec ce nouvel avenant ? Atteindrons-nous les 30 % ?

 Lysis SONG

(1)   d’après l’avenant n° 3 au Traité de Concession entre la S.A .D.E.T et le S.I.V.U des Eaux du Grand Nouméa (page 3)

(2)   d’après le Rapport d’Observations Définitives établi à la suite de l’examen de la Gestion du Syndicat Intercommunal à Vocation Unique des Eaux du Grand Nouméa (pages 17 et 35)

.

barrage-dumbeaAUTEUR : Lysis SONG

1. Quelle situation avant  1998 ?

 « Les ressources en eau de la ville de Nouméa étaient déjà insuffisantes…

 De fait, Nouméa était alimentée à titre principal par un barrage dit de Dumbéa-est et par quelques captages. Or, à l’insuffisance quantitative de ce barrage s’ajoutait celle de l’usine de traitement dite du  Mont Té : celle-ci ne dispose pas de la capacité nécessaire au traitement de toutes les eaux du barrage. Il en résultait que, lorsqu’il fallait faire appel à toute la capacité du barrage, le fermier de la ville « by-passait » l’usine, autrement indiqué il envoyait sur le réseau de distribution de la ville de Nouméa de l’eau médiocre et non traitée.

barrge-dumbea-cascade A quoi s’ajoutait la situation de la ville de Dumbéa. Parce que le barrage financé et réalisé par Nouméa est installé sur son territoire, Dumbéa dispose d’une sorte de droit non-écrit au prélèvement d’un volume mal défini d’eau de ce barrage. Concrètement, Dumbéa s’alimente partiellement par la voie d’un piquage et d’une dérivation sur la canalisation, en amont de l’usine du Mont Té. De sorte que l’eau du barrage destinée à Dumbéa n’était jamais traitée. » (1)

 Les études avaient pour objectif principal de répondre à la consommation de Nouméa, accessoirement de Dumbéa. Et cet objectif était dépassé lorsqu’il convenait de répondre à une autre demande : la consommation des quatre villes du grand Nouméa. » (1)

 2. Comment se présente la situation entre avril 2005 et juin 2009 ?

 La commune de Dumbéa est alimentée en partie par le barrage de Dumbéa (d’après la Convention de fourniture d’eau potable entre les Communes de Nouméa et de Dumbéa) mais aussi par l’achat d’eau à la Société Anonyme des Eaux de Tontouta (S.A.D.E .T)

 1. Selon les tarifs dérogatoires de l’avenant n° 2 du 30 mars 2005 :

  • Gratuité pour la tranche 1
  • 2,72 F/m3 pour la tranche 2
  • 9,94 F/m3 pour la tranche 3 (tarif réactualisé au 1er janvier de chaque année)

 2. Selon les 3 tranches suivantes, dont le volume est à répartir entre les 4 communes adhérentes au S.I.V.U des Eaux du Grand Nouméa : 

  • Tranche 1 : de 0 m 3 à 284 400 m3
  • Tranche 2 : de 284 401 m3 à 2 487 400 m3 (pour l’année 2007)
  • Tranche 3 : au-delà de 2 487 401 m3 (toujours, pour l’année 2007)

eau potable dumbea La répartition des quotas de chaque commune, par tranches, se fait en fonction des consommations réelles des communes, lors de l’année n-1.

 Ainsi en 2006, la commune de Dumbéa qui n’avait consommé que 10,965 % de la consommation globale d’eau du Grand Nouméa (tous réseaux confondus, c’est-à-dire eau du barrage + eau du Grand Tuyau) n’a eu le droit, en 2007, qu’à 10, 965 % de la tranche 1 (soit 31 185 m3 gratuits) et 10,965 % de la tranche 2  (soit 241 561 m3 à 2,72 F/m3).

Nouméa a obtenu, quant à elle, 190 586 m3 gratuits (tranche 1) et 1 476 305 m3 à 2,72 F/m3 (tranche 2).  

Avec du recul, on s’aperçoit pourtant que ces deux communes ont, en 2007, utilisé pratiquement le même volume d’eau en provenance de Tontouta. (Voir tableau ci-dessous)

 Volumes achetés à la S.A.D.E.T

                 2005              2006            2007           2008 
     Ville de                 DUMBEA       242 088 m3      319 131 m3     800 703 m3                  ?
     Ville de    NOUMEA    1 547 610 m3  1 051 951 m3      881 508 m3     476 822 m3

 Mais, avec ce mode de répartition,  la commune de Dumbéa a payé, en 2007, à la S.A.D.E.T, 6 205 874 F pour 800 703 m3 alors que notre voisine Nouméa n’a payé que 1 879 308 F pour une utilisation pourtant supérieure d’environ 10 %.

 Cherchez l’erreur !

On peut également envisager la « discrimination » sous un autre angle. Celui du prix moyen du m3 d’eau acheté à la S.A.D.E.T, compte tenu des 3 tranches ci-dessus.

Pour les 476 822 m3 achetés, par la Ville de Nouméa, à la S.A.D.E.T, en 2008, le prix moyen pondéré est de 1,6 F/m3. (2)

On ne connait malheureusement pas, pour 2008, le chiffre concernant notre commune.

 Par contre, on peut se référer aux années antérieures.

           Année 2006        Année 2007         Année 2008
 Ville de Nouméa              2,65 F/m3         2,13 F/m3              1,6 F/m3
 Ville de Dumbéa            4,07 F/m3          7,75 F/m3                          ? 

 Alors que tous les abonnés du Grand Nouméa sont assujettis (reliés ou non au Grand Tuyau) à la même Redevance Abonnement (38,23 F/m3 jusqu’au 30 juin 2009 et 35,34 F/m3 depuis le 1er juillet 2009), leurs communes ont un prix moyen d’achat du m3 d’eau différent de l’une à l’autre.

Cherchez l’erreur !

goutte Il faut savoir que ce prix d’achat du m3 d’eau à la S.A.D.E.T est, bien entendu, pris en compte lors du calcul du prix de vente à l’abonné.

Changer le mode de répartition ?

 En 2007, Nouméa  a  utilisé un total de 881 508 m3 en provenance du Grand Tuyau, soit l’intégralité de sa tranche 1 (190 586 m3) mais seulement 690 922 m3 sur les 1 476 306 m3 de sa tranche 2.

Qu’ a – t – on fait du volume inutilisé ?

  Cela était, également, le cas en 2006 où Nouméa a utilisé, là encore les 191 212 m3 gratuits de la tranche 1, mais seulement 860 739 m3 sur son quota de 1 370 220 m3 de la tranche 2 (soit les m3 vendus à 2,72 F/m3) dont elle disposait.

N’aurait-il pas été plus judicieux de le distribuer aux 3 autres communes ?

 En tout état de cause, cette répartition des quotas de chaque commune se basant sur la répartition des consommations réelles (globales) des communes de l’année n-1 n’est pas équitable.

grd tuyau Elle serait beaucoup plus juste si elle se basait sur la répartition des volumes réels achetés au Grand Tuyau par les communes sur l’année n-1.

 Nouméa ne devrait pas être vraiment lésée puisque ses achats annuels à la S.A.D.E.T fondent comme neige au soleil (Voir tableau ci-dessus). Les autres communes, dont la nôtre, qui consomment plus d’eau en provenance de Tontouta devraient en être les bénéficiaires.

 Bien sûr, il y aura un perdant. Mais, ce n’est pas le problème de tous les usagers du Grand Nouméa.

 S’il est proposé un changement de mode de répartition, c’est bien parce que l’avenant n° 3 au Traité de Concession entre la S.A.D.E.T et le S.I.VU qui a été signé le 29 juin 2009 et applicable au 1er juillet 2009 stipule (page 3) que :

« Les quotas d’eau gratuite et les crédits de consommation prévus à l’avenant N° 2 sont maintenus pour les communes.»

Répartition de la production (Barrage de Dumbéa + forages)

 Sur les 4 dernières années, elle est la suivante (2) :

 

           2005         2006          2007           2008
Production(barrage + forages)  16 845 703 m3  18 153 746 m3  18 120 300 m3    17 241 195 m3
m3 vendus en gros à Dumbéa    2 658 636 m3    2 507 907 m3     2 260 940 m3      2 148 903 m3
m3 eau brute vers le Mont Té  14 187 067 m3  15 645 839 m3    15 859 360 m3     15 092 292m3

retenue-barrage-dumbea Entre 2005 et 2008, si on constate, pour Nouméa, une meilleure utilisation des capacités du barrage de Dumbéa et des forages (+ 6,38 %), on déplore, malheureusement, une diminution de 19,17 % pour Dumbéa alors que la production (Barrage + forages) a augmenté entre ces deux années (+ 2,34 %).

 La convention de fourniture d’eau potable entre les communes de Nouméa et de Dumbéa signée le 24 novembre 1988 pour une durée de vingt années à compter du 1er janvier 1989 étant arrivée à expiration, les deux communes concernées travaillent actuellement à une nouvelle convention. La précédente prévoyait la cession de l’eau par la Commune de Nouméa à Dumbéa à titre gracieux avec un volume garanti au 1er janvier 1989 de 4 000 m3/j. (3)

 Qu’en sera-t-il de la nouvelle Convention ?

 Lysis SONG, Vice président de l’association des Riverains de Koé

 

 

(1) Réponse du S.I.V.U au Rapport d’Observations Définitives de la Chambre Territoriale des Comptes en date du 18 avril 2008 (pages 5 et 7)

(2) Statistiques  calculées à partir du Rapport analysant la qualité et exposant le prix des services publics de l’eau et de l’assainissement rendus par le délégataire (Calédonienne des Eaux) et retraçant les comptes de la délégation pour l’année 2008  – C.C.S.P.L de la Ville de Nouméa en date du 5 octobre 2009

 (3) Convention de fourniture d’eau potable entre les communes de Nouméa et de Dumbéa signée le 24 novembre 1988

facture-eau-okAUTEUR : Lysis SONG

Par définition, une redevance est « une taxe due en contrepartie de l’utilisation d’un service public. »

 Ainsi, nous payons :
* une redevance d’enlèvement des ordures ménagères (Facture de la Mairie de DUMBEA)
* une redevance comptage (Facture ENERCAL)
* une redevance d’assainissement (Facture de la Calédonienne des Eaux)
* une redevance Abonnement rebaptisée « Investissement A.E.P » (Facture de la Calédonienne des Eaux)
* Etc, etc ….

Lorsque le  service de ramassage des ordures ménagères n’est pas effectué, la Mairie procède fort logiquement à un dégrèvement sur notre facture trimestrielle. Quoi de plus normal ? Lorsque vous ne bénéficiez pas du courant électrique fourni par ENERCAL ou E.E.C, il serait étonnant qu’on vous réclame une redevance comptage. Les abonnés du lotissement de La Pointe à la Dorade ont obtenu, fort logiquement, depuis le début de l’année, la suppression de la Redevance Assainissement et le remboursement des sommes prélevées depuis la signature de leur contrat d’abonnement, compte tenu du fait que le réseau de refoulement du lotissement jusqu’à la station d’épuration de KOUTIO ne peut être mis en service sans avoir fait l’objet de travaux de renforcement.

grd tuyauLa redevance Abonnement (Investissement A.E.P) qui apparait sur votre facture trimestrielle d’eau concerne tous les abonnés du Grand Nouméa, qu’ils soient ou non reliés au Grand Tuyau. Certains, et notamment les usagers de la partie sud de la commune du Mont Dore ont la certitude d’être assujettis à cette redevance sans boire l’eau de TONTOUTA. (1) D’autres, comme les abonnés de Koé, voire des KOGHIS ont de sérieux doutes.

C’est bien la raison pour laquelle, nous réclamons à cor et à cri la pose d’un compteur à l’instar de ce qui s’est fait pour nos voisins de KATIRAMONA. Au moment où le nouveau règlement du Service de l’Assainissement Collectif de la Commune de NOUMEA exige que : « Si vous êtes alimenté en eau, totalement ou partiellement, à partir d’un puits ou de toute autre source qui ne relève pas du service public, vous êtes tenu d’en faire la déclaration en Mairie. Dans ce cas, la redevance d’assainissement applicable à vos rejets est calculée :
– soit par mesure directe au moyen de dispositifs de comptage posés et entretenus par vos soins,
– soit …………………….
 » (2)

On croit rêver. Les compteurs à poser, c’est bien connu : c’est pour les usagers, pas pour la Calédonienne des Eaux.
Pour terminer, sachez que La Calédonienne des Eaux (filiale de SUEZ) est en charge de facturer, de recouvrer cette redevance Abonnement auprès des usagers pour la reverser directement au Concessionnaire, la S.A.D.E.T, qui est également une filiale de SUEZ
Conclusion : Pour la Calédonienne des Eaux, le mot « Redevance » est donc bien polysémique
  

(1) in le Rapport d’Observations Définitives de la C.T.C portant sur l’examen de la gestion du S.I.V.U des Eaux du Grand Nouméa à la page 17
(2) in Document établi par la Ville de NOUMEA et adopté par délibération n° 2008/1489 du 04/12/2008 et adressé à tous les usagers de NOUMEA par la C.D.E

 Lysis SONG, Vice-président, en charge du dossier de l’eau, association des Riverains de Koé

eauchereAUTEUR : Lysis SONG

La réception récente de votre facture trimestrielle d’eau émise par la Calédonienne des Eaux prouve que si votre participation au financement du Grand Tuyau n’a pas augmenté par rapport au trimestre précédent (38,23 F/m3), elle n’a pas non plus baissé comme promis suite à la parution du Rapport d’Observations Définitives de la Chambre Territoriale des Comptes du 13 mars 2008 (baisse de 10 à 15 % annoncée dans l’édition du 3 juin 2008  des Nouvelles Calédoniennes).

Pourtant, concernant la nécessaire renégociation du contrat, le S.I.V.U des Eaux du Grand Nouméa, dans sa réponse à la lettre d’Observations Définitives de la C.T.C de N-C,  déclarait : « C’est pourquoi sans attendre la période de révision prévue à l’article 25-4 précité, le S.I.V.U entend l’anticiper. Par lettre du 25 février 2008 dont copie a été transmise à la Chambre, il a engagé auprès de la S.A.D.E.T une démarche afin d’aboutir dans les prochaines semaines, en tout cas dès après l’installation des délégués syndicaux désignés à l’issue du renouvellement des conseils municipaux, à la signature d’un avenant n° 3 formalisant le retour dès 2008 à l’équilibre initial du contrat de Concession. » 

grand tuyauPour mémoire, je rappelle qu’avant la mise en vigueur de l’avenant n° 2, votre participation au financement au Grand Tuyau n’était que de 23,85 F/m3. De plus, par lettre du 11 mars 2008, la S.A.D.E.T a répondu favorablement, exprimant son «accord pour une rencontre contractuelle anticipée » en indiquant «qu’elle restait à la disposition (du S.I.V.U) pour préparer ensemble les éléments nécessaires à l’atteinte d’accord parties des conditions d’un avenant n° 3 ».
Les élections municipales se sont déroulées comme prévu en mars 2008, nous avons fêté la Saint-Sylvestre 2008 et nous sommes entrés allégrement dans la nouvelle année 2009 sans voir poindre une quelconque baisse de la Redevance A.E.P.

Abonnés du grand Nouméa, soyez patients ! Mais surtout n’oubliez pas de payer cette redevance au prix fort ! Un seul jour de retard ne sera pas toléré, sinon, on vous coupe l’eau …
      
Lysis SONG, Téléphone : 92 09 48

Vice-président en charge du dossier « S.eau.S, Bassin de KOE » de l’association des Riverains de Koé,

AUTEUR : LYSIS SONG

facture-eau-okVous avez certainement reçu en même temps que l’une de vos factures trimestrielles d’eau, cette feuille intitulée : « L’aqueduc du Grand Nouméa bien plus qu’un simple grand tuyau »… feuille dans laquelle on vous affirme que « l’aqueduc du Grand Nouméa vous garantit une eau de très bonne qualité, pour un coût 50 % inférieur à ceux pratiqués en moyenne dans les pays européens « 

Danemark : 5,90 euros/m3, soit 710 xpf

Métropole : 3 euros/m3, soit 360 xpf

Moyenne européenne : 3,30 euros/m3, soit 400 xpf

Grand Nouméa : 1,5 euros/m3, soit 180 xpf »

 Ce que ne précise pas la S.A.D.E.T, c’est qu’il est prévu une redevance d’abonnement donnant droit à la fourniture d’un volume forfaitaire de 40 m3 (tranche 1) pour les usagers de Dumbéa. Autrement dit, un abonné de Dumbéa qui ne consomme qu’un seul m3 d’eau paiera quand même pour 40 m3. Donc, si vous n’avez consommé qu’un seul m3 d’eau, vous paierez :

Water falling from a tap Forfait de 40 m3 : 1 522,40 F

 Participation au financement du Grand Tuyau : 38,23 F pour le m 3 consommé

 Surprix communal : 25 F pour le m3 consommé

 Assainissement : 111,04 F pour le m3 consommé (uniquement pour certains  abonnés de notre commune)

 Total : 1696,67 F pour un seul m3 consommé.

Nous sommes donc bien au-dessus du coût pratiqué en moyenne dans les pays européens (2 fois plus cher qu’au Danemark, 4 fois plus cher qu’en Métropole). Sachez que la Calédonienne des Eaux a déjà facturé ce forfait de 40 m3 pour une consommation de  0 m3. Il a fallu moult discussions pour, enfin, obtenir l’annulation de cette facture trimestrielle pour le moins scandaleuse. Vous voyez qu’il n’y a pas de petit profit. Consommateurs, réagissez ! Rejoignez-nous pour demander la suppression de ce forfait de 40 m3 ! 

 Le responsable du dossier « S.eau.S, Bassin de KOE » Lysis SONG

Association des riverains de Koé

dba_07_800L’association des riverains de Koé tiendra son assemblée générale le jeudi 16 juillet à 18 h au faré situé sur le terrain de l’ancien Buffalo Ranch, entre la future maison de retraite de Koé et les anciennes écuries (sur la grande ligne droite de la route du barrage de Dumbéa après le Rhumerie et le petit pont).

 C’est la question du prix de l’eau qui a rassemblé les riverains de Koé à deux reprises au cours du mois de mars et d’avril 2009, à l’invitation de Lysis Song. Afin d’agir efficacement, les riverains avaient considéré qu’il serait utile de se réunir en association. Aux cours des discussions sur la définition de l’objet de l’association à créer, il avait été décidé d’opter pour un objet large, qui ne se limiterait pas à la question de l’eau qui nous avait réunis initialement. Il ne fallait pas, en effet, enfermer le champ d’action futur de l’association qui pourrait avoir à traiter d’autres problèmes, comme ceux liés à la circulation automobile et à l’état des routes, à la distribution postales, aux nuisances sonores…mais également avoir vocation à mieux connaître ses voisins et partager des moments festifs.

L’objet finalement proposé fut la reconnaissance et le respect des droits ainsi que la défense des intérêts des riverains de Koé et plus généralement des habitants de la vallée de la Dumbéa. La question du périmètre d’intervention de l’association a également été l’objet de discussions, et il a finalement été envisagé de centrer notre action sur le secteur de Koé sans pour autant exclure d’autres habitants de la vallée qui souhaiteraient nous rejoindre. L’extension de l’action associative s’opérerait donc prioritairement dans le cadre d’un rapprochement avec les associations déjà existantes (Dumbéa rivière vivante, Association de la Pointe à la luzerne, de la pointe à la Dorade, de Katiramona, etc)

 Comme nous étions en pleine période électorale au moment de cette constitution, il a été proposé de reporter après les élections la formalisation de la création de l’association  pour éviter toute interférence dans cette démarche associative apolitique.

P1020375L’assemblée générale du 16 juillet a donc pour objet l’adoption des statuts de l’association, l’élection du conseil d’administration et du bureau. Un projet de statuts a été rédigé et adressé aux participants pour servir de bases aux discussions. Ceux d’entre vous qui sont intéressées par la démarche, ou qui souhaitent prendre des responsabilités au sein des instances de l’association, sont bienvenus. Il est à priori envisagé de structurer l’association par thèmes autour de responsables thématiques. Pour tout renseignement complémentaire, merci de contacter Lysis Song au 92 09 48.

small_DBEA-RIV-VIVANTE1NBProblème de qualité de l’eau potable, de prix de l’eau, de préservation de la rivière Dumbéa, des prélèvements sur la rivière, d’alimentation en eau potable depuis le barrage sur la Dumbéa ou la rivière Tontouta par le Grand Tuyau… Bien des sujets évoqués dans ce blog concernent l’eau, sa gestion, son usage et sa préservation. Ils sont une invitation à la gestion raisonnée de cette ressource précieuse.

Pour construire une politique de l’eau à l’échelle de la commune qui considère les demandes des associations œuvrant pour la protection de la rivière, les attentes des usagers réunis en associations de riverains ou en association de consommateurs, il existe un approche participative qui a déjà fait ses preuves en dehors du territoire, mais également en Nouvelle-Calédonie : le conseil de l’eau ou le comité de bassin.

Le conseil de l’eau est une structure qui rassemble l’ensemble des acteurs concernés par l’eau à l’échelle du bassin versant d’un  cours d’eau pour proposer un schéma de gestion durable de cette ressource.

La création d’un conseil de l’eau à Dumbéa est une proposition de l’association Dumbéa Rivière Vivante énoncée à l’occasion de son assemblée générale du 3 août 2008. L’association, dont le champ d’action était limité précédemment à la haute Dumbéa, marquait par cette proposition la nécessité d’avoir une vision globale à l’échelle de l’ensemble du bassin versant, depuis la source jusqu’à l’embouchure.

bénévoles-Dumbéa-chez-Bob_JElle trouva un prolongement par la suite dans le rapprochement opéré avec l’association de la pointe à la luzerne et dans l’organisation d’actions conjointes, puis plus récemment, dans le cadre du rapprochement avec l’association de la pointe à la dorade. Elle se poursuit ensuite par la création de l’association des riverains de Koé qui travaille notamment sur les questions liées à l’alimentation en eau potable de la vallée.

Hubert Géraux, coordinateur du WWF, qui est un partenaire majeur de Dumbéa Rivière Vivante depuis plus de huit ans à présent, a souligné l’intérêt que nous aurions à bénéficier de l’expérience de ceux qui contribué à créer une structure analogue à La Foa, rejoint en cela par Guy Forhinger, d’Action Biosphère, ardent défenseur de la démarche.

Le bassin versant de la Dumbéa comprend, outre les deux branches de la rivière Dumbéa (nord et est), La Couvelée, la Nondoué, le Carigou et la Ouanéoué qui prend sa source aux Monts Koghis.

Les échanges avec la commune sur la Création d’un conseil de l’eau ont été plutôt fructueux, Armelle Monneret, élue en charge de l’environnement, ayant marqué dès l’origine son intérêt pour la démarche. La commune prendra-t-elle l’initiative de rassembler les potentiels acteurs d’un futur conseil ?

Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Croyez-vous qu’un Conseil de l’eau puisse favoriser une meilleure gestion de l’eau ou au contraire qu’il s’agit là d’une nouvelle « usine à gaz » gourmande en temps et en moyens ?