Véolia-CM-271009AUTEUR : Patrick de Viviès

 Le 27 octobre 2009, Véolia a présenté son rapport d’activité du contrat de concession de la collecte des ordures ménagères devant le conseil municipal de Dumbéa.

 Les volumes de déchets collectés au total sont ainsi passés de 4188 tonnes en 2007 à 4785 tonnes en 2008, ce qui traduit une augmentation de 14 %. La population desservie est de 23 371 personnes d’après les données du recensement de 2004, ce qui n’a pas beaucoup de sens en 2009. Le volume par habitant, qui passe d’après le concessionnaire de 181 kg à 206 kg, n’a pas de sens car il n’est pas calculé à partir d’une population réelle.

 Le nombre de bacs en service est passé de 4728 en 2007 à 5049 bacs en 2008 soit 323 bacs roulants (7 %) en plus. Il est très facile de calculer, ce que n’a pas fait le représentant de Véolia dans son rapport, l’accroissement du volume par bac qui passe de 890 kg en 2009 à 950 kg en 2008, soit 7% en plus.

P1020838Un autre rapide calcul, considérant les deux tournées par semaines auquel le concessionnaire est engagé, qu’il est collecté en moyenne en 2008 9 kg 14 g par collecte par container, tous déchets confondus pour une facturation forfaitaire basée sur le volume du bac de 240 litres.

 On a d’autre part appris que 6 véhicules étaient affecté à la collecte sur Dumbéa (2 véhicules benne, 1 véhicule léger, 1 camion grue, 1 mini benne depuis peu, et un véhicule consacré à la maintenance et l’entretien) et 63 personnes équivalent temps plein. 75 420km sont effectués au total dans l’année générant un chiffre d’affaire pour Véolia de 75.9 millions de francs soit un peu plus de 1000 F par km parcouru.

Volvo_Veolia_hybrideEn réponse aux questions d’un élu sur l’irrégularité des horaires de collecte, le représentant de Véolia a indiqué que le contrat de concession permettait à la société d’éviter les pénalités de retard si la collecte était au plus tard effective le lendemain de la date prévue. Une situation confortable pour le concessionnaire mais pas pour les usagers et qui mériterait la négociation d’un avenant au contrat qui arrive à échéance le 30 juillet 2011.tas-ordures

 Aucune question sur le nombre de jours de grèves (on parle de l’exercice 2008) mais on note tout de même  que 1 178 000 F ont été consacrés aux pénalités pour tournées non effectuées et 1 964 000 F pour la sous-traitance.

Armelle-MonneretEn réponse à la question de l’adjointe en charge de l’environnement, il n’a pas encore été constaté d’impact de la mise en place du tri sélectif sur les volumes collectés. Néanmoins le rapport concerne l’exercice 2008 alors que la ville a installé quatre points d’apport volontaire en 2009 pour engager une valorisation des déchets ménagers recyclables.

La collecte et le traitement de ces points d’apport ont été confiés à la SAEM Mont-Dore-Environnement.

Le conseil a décidé d’autoriser le maire à rompre cette convention pour pouvoir, dans le cadre d’une augmentation de la fréquence de collecte en 2010, voire d’une augmentation du nombre de points d’apport, d’ouvrir un appel à concurrence conformément à la réglementation sur les marchés publics.

Patrick de Viviès

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la-CDE-au-cm-de-dumbeaAUTEUR : Lysis SONG

Lors de la réunion du Conseil Municipal qui s’est déroulée à la Mairie de Dumbéa, le jeudi 17 septembre 2009, le Directeur général de La Calédonienne des Eaux a précisé que le contrôle de la qualité de l’eau vendue aux Dumbéens était effectué par le distributeur lui-même et que sa société s’appuyait, pour cela, sur le respect des normes européennes et non pas métropolitaines.

 Deux  remarques :

 1. La France, en tant qu’état membre de l’Union Européenne, est tenue de mettre en application, sous forme de décrets, les directives et notamment celle relative aux eaux destinées à la consommation humaine : la directive 98-83/CE du 3 novembre 1998.

Le décret 2001-1220 du 20 décembre 2001 a transposé cette directive en droit français, lequel décret a été modifié par les décrets 2003-461 et 2003-462 du 21 mai 2003.

D’une manière générale, la réglementation française est plus stricte que la réglementation européenne.

compteur-eau-dumbeaL’article 26 – QUALITE DE L’EAU (in Règlement du Service de Distribution d’eau de la Ville de Dumbéa) précise : « Le Service des Eaux est tenu de fournir une eau correspondant aux normes réglementaires de potabilité en vigueur. »

 Quelles normes ? Les normes européennes ou les normes françaises ?

 L’autorité compétente en Nouvelle-Calédonie pour fixer les normes de potabilité auxquelles doit satisfaire la distribution d’eau au public est la Nouvelle-Calédonie.

 Ces normes de potabilité ont-elles été fixées ? A notre connaissance, non. Sinon, pourquoi la Calédonienne des Eaux  en appliquerait-elle d’autres ?

 A moult reprises, nous avons signalé à la filiale de Suez la turbidité ainsi que la couleur de l’eau distribuée au magasin TOP STORE qui se situe à proximité du Parc Fayard. A la demande du directeur administratif de la C.D.E, une lettre lui a même été adressée, lettre restée sans réponse  si ce n’est un bref coup de fil. Mais, pour quel résultat ?

6 mois après, les désagréments subsistent. De surcroît, c’est une situation qui perdure depuis environ 7 années.

eau-top-store-281009

L'eau qui coule au robinet du magasin Top Store, photo prise le 28 octobre 2009

En cas de carence de la Nouvelle-Calédonie dans l’exercice de sa compétence, qui peut prendre les mesures destinées à  protéger l’hygiène et la santé publique dans une commune ?

2. En Métropole, les échantillons sont analysés par des laboratoires agréés par le Ministère chargé de la Santé.

test laboratoireEn Nouvelle-Calédonie, les échantillons devraient, donc, être analysés par un laboratoire agréé par les autorités du pays puisque les conditions dans lesquelles devrait s’exercer le contrôle du respect des normes (qui restent à fixer) est de la compétence de la Nouvelle-Calédonie.

 Pour l’instant, la C.D.E choisit ses normes et effectue elle-même ses propres analyses. Elle est, donc, tout simplement « Juge et partie ». Qui dit mieux ?

 Lysis SONG, vice -président de l’association des Riverains de Koé, en charge du dossier de l’eau

CM-271008AUTEUR : Patrick de Viviès

Parmi les sujets à l’ordre du jour du conseil municipal du 27 octobre 2009, figurait l’extension des attributions du syndicat intercommunal du grand Nouméa (SIGN) et la dissolution des syndicats des Eaux du Grand Nouméa et des Déchets Ménagers. Il s’agit d’une étape importante et annoncée dans le renforcement de l’intercommunalité au sein de l’agglomération pour préparer la création à terme d’une communauté d’agglomération.

Le SIGN a déjà délibéré sur l’extension de ses attributions le 15 octobre et les conseils municipaux des quatre communes concernées doivent désormais statuer en des termes identiques sur cette extension concomitante à la dissolution des syndicats des Eaux du Grand Nouméa et des Déchets Ménagers. Le haut-commissaire sera ensuite invité à constater par arrêté cette extension-dissolution comme le prévoit le code des communes.

CM-maire-281009Une modification des statuts du SIGN a été opérée à cette occasion, la mutualisation des moyens entre syndicat entrainant une diminution de la contribution de la commune de Dumbéa – la base actuelle étant toutefois évolutive – et une modification du calcul de la contribution respective des communes sur la base du fond intercommunal de péréquation (FIP).

Parmi les améliorations présentées aux statuts, le doublement du nombre de représentants de chacune des communes, qui passe de deux à quatre, traduit-il une véritable évolution, puisque les deux nouveaux membres sont suppléants des deux premiers ?

CM-Malfar-gogoLe maire indique en réponse à la question d’un élu que le principe d’une présidence tournante tous les deux ans a été retenu, mais personne ne s’est étonné que ce principe ne soit pas traduit dans les statuts annexés au dossier du conseil, qui mentionne une élection parmi ses membres à bulletin secret avec élection au bénéfice de l’âge en cas d’égalité des voix après trois tour. Comme Nouméa dispose d’autant de membres que les trois autres communes et du maire le plus âgé de l’agglomération, comment est-il prévu de garantir le principe de la présidence tournante ?

conseil-281009Le sujet, qui n’a pas passionné les conseillers, aurait mérité quelques questions sur le choix de la procédure d’extension-dissolution, et non de fusion-absorption, effectué avec le concours d’un cabinet juridique. Comment et avec quelles conséquences seront transférés les droits et obligations des syndicats dissouts vers de SIGN, notamment pour les contrats de concessions en cours avec la SADET et VEOLIA ?

La procédure engagée aboutira effectivement à compter du 1er janvier 2010. A noter que les quatre communes examinent cette semaine le schéma de cohérence de l’agglomération et devraient se prononcer sur les suites qu’elles entendent donner à ce document fondateur en matière d’urbanisme et de transport notamment.

Patrick de Viviès

barrage-dumbeaAUTEUR : Lysis SONG

1. Quelle situation avant  1998 ?

 « Les ressources en eau de la ville de Nouméa étaient déjà insuffisantes…

 De fait, Nouméa était alimentée à titre principal par un barrage dit de Dumbéa-est et par quelques captages. Or, à l’insuffisance quantitative de ce barrage s’ajoutait celle de l’usine de traitement dite du  Mont Té : celle-ci ne dispose pas de la capacité nécessaire au traitement de toutes les eaux du barrage. Il en résultait que, lorsqu’il fallait faire appel à toute la capacité du barrage, le fermier de la ville « by-passait » l’usine, autrement indiqué il envoyait sur le réseau de distribution de la ville de Nouméa de l’eau médiocre et non traitée.

barrge-dumbea-cascade A quoi s’ajoutait la situation de la ville de Dumbéa. Parce que le barrage financé et réalisé par Nouméa est installé sur son territoire, Dumbéa dispose d’une sorte de droit non-écrit au prélèvement d’un volume mal défini d’eau de ce barrage. Concrètement, Dumbéa s’alimente partiellement par la voie d’un piquage et d’une dérivation sur la canalisation, en amont de l’usine du Mont Té. De sorte que l’eau du barrage destinée à Dumbéa n’était jamais traitée. » (1)

 Les études avaient pour objectif principal de répondre à la consommation de Nouméa, accessoirement de Dumbéa. Et cet objectif était dépassé lorsqu’il convenait de répondre à une autre demande : la consommation des quatre villes du grand Nouméa. » (1)

 2. Comment se présente la situation entre avril 2005 et juin 2009 ?

 La commune de Dumbéa est alimentée en partie par le barrage de Dumbéa (d’après la Convention de fourniture d’eau potable entre les Communes de Nouméa et de Dumbéa) mais aussi par l’achat d’eau à la Société Anonyme des Eaux de Tontouta (S.A.D.E .T)

 1. Selon les tarifs dérogatoires de l’avenant n° 2 du 30 mars 2005 :

  • Gratuité pour la tranche 1
  • 2,72 F/m3 pour la tranche 2
  • 9,94 F/m3 pour la tranche 3 (tarif réactualisé au 1er janvier de chaque année)

 2. Selon les 3 tranches suivantes, dont le volume est à répartir entre les 4 communes adhérentes au S.I.V.U des Eaux du Grand Nouméa : 

  • Tranche 1 : de 0 m 3 à 284 400 m3
  • Tranche 2 : de 284 401 m3 à 2 487 400 m3 (pour l’année 2007)
  • Tranche 3 : au-delà de 2 487 401 m3 (toujours, pour l’année 2007)

eau potable dumbea La répartition des quotas de chaque commune, par tranches, se fait en fonction des consommations réelles des communes, lors de l’année n-1.

 Ainsi en 2006, la commune de Dumbéa qui n’avait consommé que 10,965 % de la consommation globale d’eau du Grand Nouméa (tous réseaux confondus, c’est-à-dire eau du barrage + eau du Grand Tuyau) n’a eu le droit, en 2007, qu’à 10, 965 % de la tranche 1 (soit 31 185 m3 gratuits) et 10,965 % de la tranche 2  (soit 241 561 m3 à 2,72 F/m3).

Nouméa a obtenu, quant à elle, 190 586 m3 gratuits (tranche 1) et 1 476 305 m3 à 2,72 F/m3 (tranche 2).  

Avec du recul, on s’aperçoit pourtant que ces deux communes ont, en 2007, utilisé pratiquement le même volume d’eau en provenance de Tontouta. (Voir tableau ci-dessous)

 Volumes achetés à la S.A.D.E.T

                 2005              2006            2007           2008 
     Ville de                 DUMBEA       242 088 m3      319 131 m3     800 703 m3                  ?
     Ville de    NOUMEA    1 547 610 m3  1 051 951 m3      881 508 m3     476 822 m3

 Mais, avec ce mode de répartition,  la commune de Dumbéa a payé, en 2007, à la S.A.D.E.T, 6 205 874 F pour 800 703 m3 alors que notre voisine Nouméa n’a payé que 1 879 308 F pour une utilisation pourtant supérieure d’environ 10 %.

 Cherchez l’erreur !

On peut également envisager la « discrimination » sous un autre angle. Celui du prix moyen du m3 d’eau acheté à la S.A.D.E.T, compte tenu des 3 tranches ci-dessus.

Pour les 476 822 m3 achetés, par la Ville de Nouméa, à la S.A.D.E.T, en 2008, le prix moyen pondéré est de 1,6 F/m3. (2)

On ne connait malheureusement pas, pour 2008, le chiffre concernant notre commune.

 Par contre, on peut se référer aux années antérieures.

           Année 2006        Année 2007         Année 2008
 Ville de Nouméa              2,65 F/m3         2,13 F/m3              1,6 F/m3
 Ville de Dumbéa            4,07 F/m3          7,75 F/m3                          ? 

 Alors que tous les abonnés du Grand Nouméa sont assujettis (reliés ou non au Grand Tuyau) à la même Redevance Abonnement (38,23 F/m3 jusqu’au 30 juin 2009 et 35,34 F/m3 depuis le 1er juillet 2009), leurs communes ont un prix moyen d’achat du m3 d’eau différent de l’une à l’autre.

Cherchez l’erreur !

goutte Il faut savoir que ce prix d’achat du m3 d’eau à la S.A.D.E.T est, bien entendu, pris en compte lors du calcul du prix de vente à l’abonné.

Changer le mode de répartition ?

 En 2007, Nouméa  a  utilisé un total de 881 508 m3 en provenance du Grand Tuyau, soit l’intégralité de sa tranche 1 (190 586 m3) mais seulement 690 922 m3 sur les 1 476 306 m3 de sa tranche 2.

Qu’ a – t – on fait du volume inutilisé ?

  Cela était, également, le cas en 2006 où Nouméa a utilisé, là encore les 191 212 m3 gratuits de la tranche 1, mais seulement 860 739 m3 sur son quota de 1 370 220 m3 de la tranche 2 (soit les m3 vendus à 2,72 F/m3) dont elle disposait.

N’aurait-il pas été plus judicieux de le distribuer aux 3 autres communes ?

 En tout état de cause, cette répartition des quotas de chaque commune se basant sur la répartition des consommations réelles (globales) des communes de l’année n-1 n’est pas équitable.

grd tuyau Elle serait beaucoup plus juste si elle se basait sur la répartition des volumes réels achetés au Grand Tuyau par les communes sur l’année n-1.

 Nouméa ne devrait pas être vraiment lésée puisque ses achats annuels à la S.A.D.E.T fondent comme neige au soleil (Voir tableau ci-dessus). Les autres communes, dont la nôtre, qui consomment plus d’eau en provenance de Tontouta devraient en être les bénéficiaires.

 Bien sûr, il y aura un perdant. Mais, ce n’est pas le problème de tous les usagers du Grand Nouméa.

 S’il est proposé un changement de mode de répartition, c’est bien parce que l’avenant n° 3 au Traité de Concession entre la S.A.D.E.T et le S.I.VU qui a été signé le 29 juin 2009 et applicable au 1er juillet 2009 stipule (page 3) que :

« Les quotas d’eau gratuite et les crédits de consommation prévus à l’avenant N° 2 sont maintenus pour les communes.»

Répartition de la production (Barrage de Dumbéa + forages)

 Sur les 4 dernières années, elle est la suivante (2) :

 

           2005         2006          2007           2008
Production(barrage + forages)  16 845 703 m3  18 153 746 m3  18 120 300 m3    17 241 195 m3
m3 vendus en gros à Dumbéa    2 658 636 m3    2 507 907 m3     2 260 940 m3      2 148 903 m3
m3 eau brute vers le Mont Té  14 187 067 m3  15 645 839 m3    15 859 360 m3     15 092 292m3

retenue-barrage-dumbea Entre 2005 et 2008, si on constate, pour Nouméa, une meilleure utilisation des capacités du barrage de Dumbéa et des forages (+ 6,38 %), on déplore, malheureusement, une diminution de 19,17 % pour Dumbéa alors que la production (Barrage + forages) a augmenté entre ces deux années (+ 2,34 %).

 La convention de fourniture d’eau potable entre les communes de Nouméa et de Dumbéa signée le 24 novembre 1988 pour une durée de vingt années à compter du 1er janvier 1989 étant arrivée à expiration, les deux communes concernées travaillent actuellement à une nouvelle convention. La précédente prévoyait la cession de l’eau par la Commune de Nouméa à Dumbéa à titre gracieux avec un volume garanti au 1er janvier 1989 de 4 000 m3/j. (3)

 Qu’en sera-t-il de la nouvelle Convention ?

 Lysis SONG, Vice président de l’association des Riverains de Koé

 

 

(1) Réponse du S.I.V.U au Rapport d’Observations Définitives de la Chambre Territoriale des Comptes en date du 18 avril 2008 (pages 5 et 7)

(2) Statistiques  calculées à partir du Rapport analysant la qualité et exposant le prix des services publics de l’eau et de l’assainissement rendus par le délégataire (Calédonienne des Eaux) et retraçant les comptes de la délégation pour l’année 2008  – C.C.S.P.L de la Ville de Nouméa en date du 5 octobre 2009

 (3) Convention de fourniture d’eau potable entre les communes de Nouméa et de Dumbéa signée le 24 novembre 1988

stand-de-tir-vue-généralestand-de-tir-ciblesAUTEUR : Pascal Guillotin

Le 21 de ce mois s’est réunie la commission des terres de la province sud. Nous avions encore un espoir que le bail du stand de tir de Dumbéa ne soit pas renouvelé.
Perdu ! Les citoyens randonneurs, baigneurs, rêveurs, les citoyens riverains ou visiteurs … la nature !

Nous sommes tous condamnés à subir encore pendant 2 longues années les séances de tir au gros calibre de quelques messieurs très sûrement bien en cour.

stand-tirJ’en suis désolé pour tous ceux qui avaient encore l’espoir que la voix du plus grand nombre et du respect d’autrui serait la plus entendue par les décideurs que cette même voix à désigner !
 
Petit rappel des faits : la première action des riverains date de 1999, une pétition de plus de 150 signatures avait été remise au maire de l’époque qui s’était empressé de promettre, bien sûr « seulement » promettre de donner un avis défavorable au renouvellement du bail de l’association de tir, renouvellement qui est de la compétence de cette commission des terres qui statut sur l’utilisation des terrains publics.

Devinez ce qui arriva, la promesse s’envola et l’avis de la mairie fut donné favorable.

stand-de-tir-panneaucibleCette année il faut reconnaître plus de franchise, la décision de proroger le bail jusqu’en en 2011 et pas pour une durée plus longue à été prise en mairie pour tout de même signifier aux tireurs qu’ils auraient à déménager un jour … en douceur !

Laissons leur tirer encore quelques milliers de cartouches au plomb et laissons à la communauté la charge de trouver un terrain de remplacement …

Mais pourquoi ?

 

Les associations de riverains et de défense de la nature œuvre depuis 1999 pour le déplacement  du stand de tir et il y avait largement le temps que chacun prenne ses responsabilités : les pouvoirs publics pour prendre la mesure des nuisances diverses et agir en conscience pour le bien du plus grand nombre, les tireurs pour se rendre compte de la gêne qu’ils occasionnent et trouver d’autres solutions ( le stand de Paita est moderne et conforme aux règlements de tir et de sécurité ), les particuliers et associations pour considérer les uns et les autres et peser démocratiquement sur les décisions.
 
Mais rien n’a été fait, nous patientons depuis 10 ans et il faut encore patienter…
 
Nous avions pourtant bien œuvré pour que la commission composée de représentants politiques de tous les bords comprennent notre position, nous leurs avons exposé nos arguments par courrier, transmis à certain un exemplaire des pétitions et proposé des solutions. Nous avions même des appuis parmi les membres.
Il y aurait même eu un petit débat en commission avant que tous décident de suivre l’avis municipal.
Plusieurs têtes mais un seul chapeau !
 
democratieAlors nous sommes condamnés mais restons motivés, nous veillerons à ce que les arrêtés qui essayent de nous épargner un peu soient respectés et nous  seront vigilants à ce que dès le 1er Janvier 2010 plus personne ne tire le dimanche matin (nous avons obligation de respecter le repos dominical mais pas les tireurs).
 
Démocratie : « Démos » la voix et « cratos » le peuple, il semblerait que la voix de quelque uns ait plus de poids que celle du plus grand nombre … !
 

Pascal Guillotin

Président de Dumbéa Rivière Vivante

stand-de-tir-danger

chantier-piscineAuteur : Patrick DE VIVIESpiscine-vue-architecte

Le chantier du Centre aquatique de Koutio a débuté il y a trois mois à côté de l’actuelle piscine de Koutio. Les travaux de terrassement et la mise en place d’une butte séparant le futur bassin de la route et destinée à servir de gradins « naturels » de trois cent places sont désormais achevés. Les fondations des bâtiments administratifs et locaux techniques sont en cours.

Le bassin olympique proprement dit du centre aquatique, en inox, sera de 50 mètre sur 25 et de 2 mètres de profondeur.

piscine-planL’infrastructure devra être inaugurée en janvier 2011, juste à temps pour les jeux du pacifique de 2011 dont les épreuves de natation seront accueillies par Dumbéa. Autant dire une course contre la montre pour opérateurs de ce chantier ….

Le membre du gouvernement en charge du sport, le maire, le commissaire délégué et le président de la province Sud lors de la pose de la première pierre, en inox, le 15 octobre 2009

Le membre du gouvernement en charge du sport, le maire, le commissaire délégué et le président de la province Sud lors de la pose de la première pierre, en inox, le 15 octobre 2009

Le Centre aquatique de Koutio est presqu’intégralement financé par le budget de la Nouvelle-Calédonie, dans le cadre des crédits spécifiquement provisionnés pour permettre le financement des infrastructures nécessaires à l’accueil des jeux de 2011. L’enveloppe initiale de 400 millions s’est vite révélée insuffisante et les élus du congrès ont du remettre la main à la poche pour passer à près d’un milliard (956 millions) la contribution de la Nouvelle-Calédonie. Une bonne opération pour la commune dont les marges de manœuvre financière sont étroites, car elle ne contribue qu’à hauteur de 80 millions au projet. Des financements complémentaires sont encore recherchés en métropole par la commune pour porter à 1 milliard 450 millions le budget total de ce chantier.

Le combat entre les communes fût  rude pour attirer sur leurs territoires respectifs les infrastructures financées par la Nouvelle-Calédonie dans le cadre de NC 2011. La construction du Centre aquatique à Koutio n’est donc pas le fruit du hasard mais bien le résultat de l’implication personnelle de celui qui avant d’être le premier magistrat de la commune, présida pendant de nombreuses années le club municipal de natation de Dumbéa.

Patrick de Viviès

A lire également sur le sujet Les Nouvelles Calédoniennes du 16 octobre 2009

pont-carigou-dumbeaAUTEUR : Patrick DE VIVIES

pont-carigou-déviationLes habitants de la plaine de Koé l’attendaient. Cela fait plus de dix ans qu’on nous le promettait. Il avait même été inscrit au budget de la commune depuis 1999 sans jamais être réalisé. Le pont du Carigou, aussi appelé pont de la Rhumerie ne permettait pas le croisement de deux véhicules. Il va donc être remplacé par un pont tout neuf de 8 m de large et de 14 m de long.

pont-carigou-ouvrierspont-carigou-provisoireLes travaux qui ont débuté la semaine dernière consistent à mettre en place une déviation. Un accès aux berges de la Carigou a été aménagé face à l’Auberge de la Rhumerie, au niveau de l’arrêt de bus, la déviation traversant ensuite la propriété situé sur la gauche de la route pour ressortir au niveau du portail.pont-carigou-buses

 

 

 

 

 

 

Un pont provisoire sera très prochainement posé. Une fois la déviation en place, les travaux de construction du pont neuf sur la Carigou devraient durer trois à quatre mois. Les travaux sont financés par la ville et 52 MF sont inscrits au budget primitif de la ville pour financer cette infrastructure. Compte tenu de la faiblesse du budget d’investissement de la commune cette année, liée à la situation financière très difficile dont à hérité la nouvelle mandature, l’effort de la municipalité marque la volonté politique de respecter un engagement que la précédente mandature n’avait jamais honoré.

Le pont en bois sur une carte Bernier datant de 1921

Le pont en bois sur une carte Bernier datant de 1921

Nous ne sommes pas parvenus à déterminer précisement de quand date le pont actuel sur la Carigou. Ce qui est certain, c’est que dans les années 20-30 on fanchaissait le creeck sur un ponceau de bois (1). La seconde plaine de Koé, de l’autre côté du creeck, fût connue pendant la seconde guerre mondiale sous le nom de la vallée des hotipaux, en raison des établissements hospitaliers que les américains et les néo-zélandais y avaient construit. Peut-on pour autant déduire que ce pont actuel fûr construit par les alliés ? Rien ne me permet de l’affirmer.

Patrick DE VIVIES

(1) La Dumbéa des années 30, Henri Daly, bulletin n°64 SEH

(2) ANC Carte Bernier 2 num 16-26 2-43 1921